dimanche 10 mars 2019


Dans le cadre de mon objectif G10, j'arrive aux derniers ancêtres à trouver. Forcément les plus compliqués. Le cas de Vincent Coatantiec (ou Coantiec) en est un.

Avant toute chose, voici une carte précisant les 4 communes qui seront évoquées dans cet article.

Carte Kerien et communes voisines - OpenStreetMap


Vincent est le père de Jean-François, mon sosa n°114 en génération 7, faisant de lui mon sosa 228.
Il est l'époux de Françoise Kermouse (ou Kermoux) avec qui il aura au moins 7 enfants.

J'ai l'acte de naissance pour 5 de ces enfants, sur la commune de Kerien (Côtes d'Armor):
  • Jean-Louis, né le 15 Septembre 1799
  • Maurice, né le 22 Janvier 1806
  • Jean-François donc, né le 23 Février 1807
  • Marguerite, née le 30 Juin 1809
  • et Pierre, né le 6 mars 1811

Pierre est très probablement le dernier enfant puisque Françoise Kermouse décède le 24 mars 1812, toujours à Kerien.

Je connais l'existence de deux autres enfants par le mariage ou le décès de ces derniers.

  • Louis, dont le mariage en 1833 avec Marie Yvonne CADIOU, donne Vincent et Françoise Kermouse comme ses parents et sa naissance le 10 Février 1800, à Bourbriac, une commune située à une dizaine de kilomètres. Sauf que je ne trouve pas de naissance autour de cette date, tant sur Bourbriac que Kerien.
  • Marie, qui décède en 1838. Elle est la fille de Vincent et Françoise Kermouse, et l'épouse de Guillaume Le Contellec. L'âge sur son acte de décès lui donne une naissance aux alentours de 1805. Là, également, je n'ai pas de trace de cette naissance, tant sur Kerien que les communes voisines.

Vincent, lui, vivra 40 ans après son épouse Françoise. Je retrouve sa trace dans les registres à partir de 1836, sur les 4 recensements de 1836 à 1851.
En 1836, il vit avec son fils Jean François, son petit-fils Vincent Le Contellec (le fils de Guillaume et Marie Coatantiec, sa fille), ainsi que 2 domestiques.
En 1841, 1846 et 1851, il vit chez son fils Jean-François, qui en 1836 a épousé Marie Françoise Georgelin dans le lieu-dit Kersaliou d'en haut.

Recensement Kerien - 1841 - AD 22 - http://sallevirtuelle.cotesdarmor.fr/LN/lnx/consult.aspx?image=131165390954086

Il décède à Kerien le 14 janvier 1852. Son fils est le déclarant, et son acte de décès indique que ses parents sont Yves Coatantiec et Marguerite Thoraval. C'est ce que j'ai dans mon logiciel Heredis, depuis le 13 Septembre 2009, date à laquelle j'avais intégré l'acte de décès de Vincent.

Et c'est bien là que le bat blesse. Quand je lance une recherche sur ce couple Yves et Marguerite en recherche de couple grâce à Corail Net, le résultat est sans appel: rien

Et ça, c'est très peu habituel. Ce moteur de recherche arrive toujours à me trouver un décès quelque part ou un mariage, pour un enfant du couple. J'ai bien entendu tenté des recherches avec d'autres prénoms approchant, mais toujours rien.
De plus, je n'ai aucun Yves Coantantiec ou de Marguerite Thoraval comme témoins à la naissance des enfants (un signe qu'ils seraient morts avant ?).
Au décès de Vincent, son épouse Françoise est elle-même décédée 40 ans auparavant. Dans l'hypothèse où les parents de Vincent sont morts avant la naissance de ses enfants, il est très probable que son fils Jean-François n'ait qu'une vision très approximative de cette filiation.
Ce qui m'a d'ailleurs paru étrange dans cette recherche, c'est que la mère présumée de Vincent se nomme Marguerite Thoraval. Or, c'est également le nom et le prénom de la mère de Françoise Kermouse. Cette seconde grand-mère est décédée en 1818, Jean-François l'a donc connu. Aurait il fait un amalgame ? C'est ce que je pense.

Une autre hypothèse s'ouvre alors à moi: et si les parents indiqués dans l'acte de décès de leur fils Vincent n'étaient tout simplement pas les bons.

Le premier enfant de Vincent et de Françoise Kermouse que j'ai pu trouvé est né en 1799, le 25 fructidor de l'an 7 précisement. Malheureusement pour moi, les années révolutionnaires 3, 4, 5 et 6 sont en lacunes dans la salle virtuelle des Côtes d'Armor.
Il est très probable qu'ils se sont mariés sur cette période et que j'aurais pu y trouver ici confirmation (ou pas) de mon hypothèse car les parents auraient été cités.

Mon salut (car oui, je pense avoir trouvé la solution durant la rédaction de cet article) vient de la fratrie. En réalité du frère de Vincent, Louis Coatantiec.

Voici le déroulé de mon raisonnement:
En 1838, au décès de Marie Coatantiec (vue plus haut), fille de Vincent et Françoise Kermouse, est présent Louis Coatantiec, 56 ans, oncle de la défunte. Il s'agit donc très probablement du frère de Vincent, et il serait donc né aux alentours de 1782.
Vincent, d'après son âge aux différentes naissances de ses enfants, doit être né aux environs de 1779.

Louis Coatantiec est également témoin à la naissance de 4 des 5 enfants de Vincent que j'ai pu retrouver. A chaque fois, l'âge sur l'acte correspond à une naissance de Louis vers 1782-1783.

Puisque je n'ai pas pu trouver l'acte de mariage de Vincent et Françoise Kermouse, peut-être que celui de Louis pourrait faire mon affaire.

En 1812, à Maël-Pestivien, un Louis Coantiec (Coatantiec) épouse Marie Le Cam. Ce Louis est né le 10 Décembre 1783 à Kerien (ça sent bon), de Henri Coantiec et Marguerite Peillet.
Est présent comme témoin au mariage: Vincent, frère de Louis, âgé de 33 ans, donc né aux alentours de 1779 (ça commence à sentir très bon).
Et également présent comme témoin, François Coantiec, 40 ans, demi-frère de Louis.

1812 - Acte de mariage de Louis Coantiec et Marie Perrine Le Cam - Maêl-Pestivien - AD22 - http://sallevirtuelle.cotesdarmor.fr/EC/ecx/consult.aspx?image=090025479170567

Lancement d'une nouvelle recherche dans Corail Net pour le couple Henri Coatantiec et Marguerite Peillet et cette fois-ci, les résultats tombent:

Naissance d'un fils pour ce couple, prénommé Vincent en 1779 (Yes !)
Naissance d'une fille Françoise en 1782 et d'un Louis en 1783 (re Yes !).

Henri et Marguerite se sont mariés en 1776. Henri est veuf de Marie Anne Le Diouron. Qu'il a épousé en 1775, l'union n'aura duré que 14 mois.
Mais Marguerite Peillet est en réalité la 3ème épouse d'Henri.
Le 28 Novembre 1766, Henri Coatantiec a épousé Marguerite Le Moal à Pont-Melvez. Ils auront plusieurs enfants, dont François, qui, à son mariage en 1800, a 31 ans. Il aurait donc bien une quarantaine d'années en 1812 au mariage de son demi-frère Louis.

Cette recherche me semble suffisamment fiable pour que les différents éléments puissent être ajoutés à mon arbre.
Et elle me confirme une réflexion :
Une recherche généalogique qui se base exclusivement sur les sosa est vouée tôt ou tard à l'échec. Il faut a minima s'intéresser aux fratries. Car les témoins au naissance et/ou décès, les parrains/marraines sont bien souvent des membres de ces fratries. Et donc de précieux indices dans nos recherches d'ancêtres.

Il me reste à présent à traiter la multitude d'actes que j'ai pu trouver pour les intégrer dans ma généalogie.

PS: le mariage d'Henri Coatantiec et Marguerite Peillet est filiatif pour cette dernière, et le premier d'Henri avec Marguerite Le Moal l'est également. J'ai donc trouvé 4 nouveaux ancêtres manquants pour ma Génération 10.





vendredi 22 février 2019


Beaucoup d'actes de nos ancêtres ne le sont pas, alors pourquoi parler de celui-ci et pas d'un autre ?

Je vais vous parler de Geneviève Le Provost, la sosa n°503 de mes deux garçons. De ce que j'ai pu trouver pour le moment, Geneviève est la seconde fille du couple Rolland et Françoise Guegan, qui se sont unis à Kerien, petite bourgade costarmoricaine au sud de Guingamp, en 1735.

Elle a une sœur ainée, Anne, née en 1737, deux ans avant elle. Suivront 4 autres enfants, dont un enfant mort-né.

Elle se marie en 1757, elle a 17 ans. Son mari Yves Lelias en a 3 de plus. De leur union, j'ai dénombré au moins 7 enfants. De Pierre, né un an après leur mariage, jusqu'à Jean né lui en 1774. En passant par Anne, née 4 ans avant, sosa 251.

Descendance de Geneviève Le Provost et Yves Lelias


Pour l'instant, me direz-vous, il n'y a rien d'extraordinaire.

Sauf que je ne trouvais pas l'acte de décès de Geneviève. J'avais bien trouvé celui de son mari, en 1782, dans la commune voisine de Pont-Melvez, mais rien pour son épouse.

Lancement d'une recherche de décès pour Geneviève Le Provost sur la base du CG22 Corail-Net sur une plage d'années assez large et sur une plage de communes aussi large: rien.

C'est lorsque je me suis attaqué à ses parents et à ses frères et sœurs que j'ai finalement trouvé le décès, mais pas tout de suite. Vous allez comprendre pourquoi.

Corail Net dispose d'une fonction redoutable: la recherche par couple. Vous saisissez le nom et le prénom des deux conjoints, la commune (ou celles aux alentours), une plage de date (jusqu'à 100 ans) et bing, Corail vous renvoie:
- l'acte de mariage des conjoints
- la naissance de tous les enfants
- les mariages des enfants où les parents sont cités
- les décès des enfants où les parents sont cités.

J'en ai rêvé ? Vous connaissez la suite.

Me voila donc à saisir dans mon logiciel préféré les différents actes trouvés par ce merveilleux moteur de recherche. Je procède généralement à la saisie des événements dans l'ordre que j'ai indiqué plus haut.
Jusqu'au décès d'un Sylvestre Le Provost, décédé en 1812 à Plougonver (une commune limitrophe de Pont-Melvez)

Kerien - Pont-Melvez et Plougonver - Source : OpenstreetMap


Je me dis "tiens, étonnant, je n'ai pas l'acte de naissance de ce Sylvestre". Ni un éventuel mariage. Les lacunes, cela arrive, voila donc un nouveau garçon pour Rolland et Françoise.

Je trouve sans difficulté l'acte proprement dit dans la salle virtuelle des AD, et c'est là que je tombe sur un os. Il s'agit bien de l'acte de décès de Sylvestre Le Provost (d'ailleurs, l'officier d'état-civil l'a bien renoté dans la marge), mais Sylvestre est la FILLE de Rolland et Françoise Guegan.
Et ce Sylvestre est la VEUVE d'Yves Lelias.
Et le déclarant pour ce décès se nomme Yves Godest, déclaré gendre de Sylvestre.

Anne Lelias, fille d'Yves et de Geneviève a épousé en premières noces Pierre Le Meur, sosa n°250. En 1809, elle épouse en secondes noces, devinez qui ? : Yves Godest.

Pas de doute, ce Sylvestre est forcément ma Geneviève Le Provost. J'ai bien lancé quelques recherches, mais tous les sites que j'ai pu consulter donne bien Sylvestre comme un prénom masculin.
Comment ma Geneviève est devenue Sylvestre sur ce registre, je pense que je n'aurais jamais la réponse.

Mais affublée d'un tel prénom, il aurait été bien compliqué de retrouver parmi les indexations le décès de Geneviève.

Acte de décès de Sylvestre aka Geneviève Le Provost - AD Côtes d'Armor - 5 Mi EC 1196 - Vue 108 / 274


mercredi 30 janvier 2019


Il y a quelques jours, Elodie DEZAT rédigeait un billet sur les citations des sources, s'interrogeant pour savoir si le mieux était bien l'ennemi du bien.



En préambule, je spécifie que je travaille sur Heredis (2019) en mode complet pour la gestion des sources. Cela veut dire que je peux utiliser le module des citations. Et j'écris bien que je peux. En aucun cas que je ne dois. Je suis d'accord avec Elodie, le mieux ne doit pas être l'ennemi du bien.
Je précise également avec des sources génériques. Qui me semble d'ailleurs le plus conforme à la norme gedcom.
A savoir qu'une source, c'est un registre, et dans mon cas, un groupe de registres pour une commune donnée. La citation correspond alors à l'acte proprement dit.

Pour être plus clair (une image valant mille mots), je vous propose un exemple de saisie que je fais très régulièrement pour traiter un acte de décès, de baptême ou d'union, pour montrer que je n'ai au final pas de travail supplémentaire pour avoir une citation que je considère comme acceptable.

Je vais traiter pour cela l'acte de naissance de Guillaume LE HEOUL (ou LE HEOL), fils de François et Jeanne GUILLERMIC, né le 28 aout 1763 à Louargat (Côtes d'Armor).

La récupération du média depuis le site des Archives

J'effectue toujours une copie des médias sur mon disque dur. Une fois trouvé l'acte à traiter, je l'enregistre sur mon disque dur en indiquant, la date, le type d'acte, le nom de l'individu (ou d'un couple pour une union ou d'une famille pour un recensement) et les côtes du document

Dans mon cas, je vais avoir : 1763 - N - Guillaume LE HEOUL - AD22_5MI_0291_0248.jpg
 
Acte de naissance de Guillaume LE HEOUL - 1763 - AD Côtes d'Armor - 5 Mi 291
 Note: je sais, je ne précise pas la commune !

La saisie de l'acte

 
J'ouvre Heredis et j'active la fonction Saisie par acte / Baptême. J'ajoute le média qui est stocké sur mon disque dur (ce qui a pour effet de faire une copie dans le fichier Heredis) et je démarre ma saisie

Je passe directement à l'onglet Enfant. En effet, utilisant des sources génériques, les onglets Registre / Acte et Source ne me sont d'aucune utilité.



J'y saisis les prénoms et nom de l'enfant (attention aux éventuels doublons). Les dates et lieux de naissance/baptême, la subdivision si indiquée (pour le lieu dit par exemple), et une éventuelle note (par exemple s'il avait été ondoyé à la naissance.

Puis je passe aux onglets du Père et de la Mère. J'y indique les noms de François LE HEOL et Jeanne GUILLERMIC. Etant déjà présents dans mon fichier, je prends bien garde d'aller les sélectionner dans mon fichier pour éviter les doublons.
Je spécifie que François réside à Louargat, et je coche la case "Domicile commun avec le père" dans l'onglet Mère

Je saisis les parrains / marraines dans l'onglet éponyme. Je saute les onglets Témoins (il n'y en a pas ici) et Officiant religieux (choix personnel), puis j'indique que le père (présent), le parrain et la marraine ne savent signer.
Comme le document ne porte pas d'informations complémentaires, je passe également sur cet onglet.

Je clique alors sur Valider et je bascule dans l'écran de Vérification des données


Je vérifie les données (par exemple les notions de signature) et je bascule sur la partie Source.
Comme je fonctionne en source générique pour les BMS et EC, je vais sélectionner "Utiliser une source existante" et je choisis ici la source correspondant à Louargat - Registres Paroissiaux et Etat-Civil"

Je décide d'affecter cette source à tous les événements que ma saisie va créer.
Et dans le commentaire, je porte les éléments suivants :
1763 - N - Guillaume LE HEOUL - BMS Louargat (1758 - 1771) - 5 Mi 291 - Vue 248 / 635 - http://sallevirtuelle.cotesdarmor.fr/EC/ecx/consult.aspx?image=051734341431775

Je reporte l'année, le type d'acte et le nom de l'individu concerné. Je spécifique qu'il s'agit ici du registre numérisé des années 1758 à 1771 pour la commune de Louargat, la côte et le lien vers l'image.

Puis je valide.

Résultat des courses

J'ai créé 3 actes dans Heredis:
Les actes de naissance et de baptême de Guillaume LE HEOUL et l'acte de domicile sur Louargat pour les parents.

Les 3 événements portent la même citation, ie le commentaire que j'ai saisi plus haut.



Pour chacun de ces événéments, j'ai donc une date, un lieu, une source et une citation complète qui me donne la côte et le lien (ici malheureusement pas un permalien) vers l'image en ligne.

Cette saisie est vraiment rapide (quelques minutes suivant le volume d'informations à saisir et la lisibilité de l'acte). Et apporte une information complète et fiable, à la fois pour moi et pour mon lecteur comme l'indique la copie d'écran de l'acte de baptême en ligne après publication



J'espère que je vous aurais convaincu que saisir une citation pour chaque événement majeur n'est finalement pas si compliqué à réaliser.



samedi 19 janvier 2019


J'ai lancé il y a un peu plus de 3 ans mon objectif G10. Après quelques mois assez actifs, ce sujet est passé au second plan. Puis au troisième...etc.
C'est au moment de l'écriture de mon bilan 2018 expliquant surtout ce que je n'avais pas fait durant l'année que j'ai repris la résolution d'avancer sur cet objectif G10. Pour combien de temps ? Nous le verrons bien.

Au départ de ce projet, 26 ancêtres étaient manquants sur ma génération 10, dont 2 en raison de la méconnaissance de mon seul ancêtre manquant sur la génération 9.

Depuis le début de mes recherches sur ce projet, 16 ancêtres ont été trouvés.

Et maintenant un dix-septième, puisque je viens de trouver la mère de François CADIOU, grâce à une recherche des plus classiques.

Rappel des faits (oui, je sais, cela fait très "enquête policière"):

Son épouse, Marie LE HEOL est décédé à Tréglamus (Côtes d'Armor) en 1813. Il est présent. Donc vivant. Malheureusement, pas de trace de son décès sur Tréglamus dans les années qui suivent.



De ce couple, j'ai déjà trouvé 7 enfants, tous nés à Louargat. Pourquoi n'ai je pas cherché l'acte de mariage dans les années qui ont précédé la naissance de leur première fille, en 1789 ? Cela reste un grand mystère.
Car sans surprise, j'ai trouvé l'année précédente, plus précisément le 22 avril 1788, leur acte de mariage sur cette commune. Mariage filiatif pour l'époux, comme pour l'épouse.

François est décédé dans une commune voisine, Pédernec, en 1824. Mais pour ce décès, c'est bien une Marie qui est indiqué comme épouse, mais pas comme veuf. Car François s'est en effet remarié en 1814, quelques mois à peine après le décès de sa première épouse avec Marie JEZOU, veuve elle-même de Joseph PIRIOU.

Finalement, rien d'étonnant à cette histoire. Un simple généalogiste qui avait oublié de faire une recherche triviale, et qui trouve la réponse facilement 3 ans après. Pas de quoi vraiment rédiger un article.

Si ce n'est un petit détail amusant. En effet, lorsque j'ai sélectionné dans mon logiciel Marie JEZOU, fille de Jacques JEZOU et Mathurine LE BARZIC, la seconde épouse de François CADIOU, non seulement une fiche existait déjà, mais le petit personnage la représentant dans Heredis avait une tête jaune. Signe que Marie est une sosa dans mon arbre.

L'histoire est en fait toute simple.

Mai 1813, Marie LE HEOL décède. Son époux, François CADIOU se retrouve avec au moins 4 enfants âgés entre 10 et 18 ans.
Du coté de Marie Jezou, c'est deux mois avant, en mars que son époux, Joseph PIRIOU décède et la laisse avec des enfants en bas age dont une enfant de 2 ans.

Il est assez naturel dans nos campagnes françaises de retrouver moins de 6 mois après l'union de ces deux veufs avec des enfants.
Parmi eux, Pierre Yves, fils de Marie JEZOU, qui a 22 ans au remariage de sa mère et Anne, fille de François CADIOU, qui a 25 ans.


François CADIOU et ses deux épouses - En rouge les enfants respectifs, deux fois sosa

Est ce le fruit d'une rencontre ou bien les nouveaux parents les ont ils poussé dans les bras l'un de l'autre pour arranger le ménage (et la conservation des quelques biens dont ils disposaient) ? L'histoire ne le dira probablement jamais.

Voila en tout cas mon 17ème sosa manquant trouvé. Je repars à la recherche des suivants. L'enquête continue.

 Note du 19 janvier: j'ai rédigé mon billet dans les tous premiers jours de l'année avec une programmation pour le 10 janvier. Ayant fait une dernière modification et oublié de le reprogrammer, ce n'est qu'aujourd'hui que ce billet est publié. Le sujet redevient à la mode puisque Elodie  et Sacrés Ancêtres en ont parlé dernièrement



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