mardi 11 septembre 2018



La rentrée est là, Heredis 2019 aussi. Petit tour d'horizon des nouveautés qu'apporte cette nouvelle version.

La première va se trouver dès l'installation de votre logiciel, puisque votre licence est désormais adossée à votre compte Heredis Online (votre compte client chez Heredis).
Rassurez vous, même si votre connexion Internet n'est pas active, vous pouvez tout de même utiliser votre logiciel, dans toutes ses fonctionnalités.

Une fois n'est pas coutume, je vais commencer par quelques améliorations de fonctions déjà existantes.

Tout d'abord, techniquement, les versions Mac et PC continuent leur rapprochement (mais ce n'est pas encore terminé).
Pour la version PC, le codage en UTF-8 est désormais pris en compte. UTF-8, mais kezaco ? C'est un codage informatique qui sert à la prise en charge de tous les caractères. Très concrètement, Heredis PC ne gérait pas du tout les caractères non européen, comme le cyrillique ou l'alphabet grec  par exemple. C'est désormais chose possible.

Pour la famille XXL, apparue dans la précédente version, il est désormais possible d'afficher une génération supplémentaire (à ceux qui auront un écran assez grand) avec les arrière-petits enfants. Et de créer un conjoint ou un enfant pour le personnage central directement depuis cet écran.
Parmi les nouvelles options, il y a également la possibilité de masquer les silhouettes (H/F) positionnées par défaut, ainsi que les images.
C'est du design, mais pour ceux qui aiment produire rapidement un arbre un peu étendu à imprimer à destination de leur parentèle, cela peut se révéler bien pratique.

Famille XXL - Ajout Conjoint et Enfant - Heredis 2019

Les résumés (aka biographie) ont été revu sur les deux plateformes, avec une possibilité étendue de paramétrage pour afficher ou masquer certaines parties.

Les cartes intégrées (OpenStreetMap) connaissent également des ajouts avec de nouveaux fonds, ainsi que la délimitation des communes désormais visibles

Carte OpenStreetMap - Heredis 2019

Je termine par une amélioration que j'attendais depuis un moment sur le Saisie par Acte: la possibilité d'affecter directement les médias à l'événement que je suis en train de créer. Cela se passe dans la partie Vérification avant création des événements. Vous avez également la possibilité d'ajouter le résumé, soit dans la source ou la citation (note ou transcription), soit dans la note de l'événement. Voila une action de moins à faire pour moi pour les prochaines centaines (milliers ?) d'utilisations de la saisie par acte.



Dernière petite amélioration que je vais citer, l'affichage du média principal d'un individu dans la palette Résumé. Cela peut paraître anecdotique, mais lorsque vous êtes sur une saisie par acte par exemple, en train de saisir les témoins, et vous avez un Jean DUPONT qui signe. Cela vous facilite grandement la tache si, comme moi, vous avez saisi la signature des quelques Jean DUPONT qui sont déjà dans votre arbre (si tant est que certains d'entre eux signent). Vous pouvez les distinguer et choisir le bon parmi tous les homonymes.

Il y a bien entendu bien d'autres améliorations, plus ou moins grandes, suivant les demandes des utilisateurs. Tout comme des corrections des anomalies signalées par les utilisateurs et dont je n'ai pas la liste exhaustive.

Tout cela, c'est bien beau, mais un peu court pour faire une nouvelle version. Balayons maintenant les nouveautés. Vous pouvez également les retrouver dans la vidéo mise en ligne par Heredis.

Elle était attendue depuis un moment, mais elle tardait à arriver: les recensements via la Saisie par Acte.

Elle est un peu plus complexe à utiliser car les masques varient pour les différentes années, rien que pour la France. Puisque sont également disponibles des modèles pour les Etats-Unis, la Belgique, le Luxembourg et la Suisse (que je n'ai pas testé).
Premier changement par rapport aux autres grilles de Saisie d'après un acte, les onglets permettant de saisir toutes les informations ne sont plus verticaux, mais horizontaux. Cela m'a dérouté au début, mais ergonomiquement, à la verticale, cela aurait surement eu du mal à passer.
La sélection du pays et de l'année préremplit les zones qui apparaitront à la saisie. A vous de les amender suivant le registre que vous avez sous les yeux

Saisie des informations - Recensement - Heredis 2019

Un onglet Source si vous souhaitez créer une source spécifique
Puis les deux onglets Ménage où vous allez pouvoir ajouter l'intégralité des membres du foyer, puis Liens familiaux pour indiquer le type de relation entre les membres du foyer.

C'est LA nouveauté qui va m'intéresser le plus. Même si la seconde va surement rencontrer un bon succès auprès des utilisateurs.

Les listes paramétrables

Grenouillant sur les forums d'Heredis depuis un moment, les utilisateurs pestaient en nombre contre les listes d'individus, jamais assez complètes.
Désormais, il est possible de se créer ses propres listes, avec le contenu que l'on souhaite. Tous les champs d'Heredis sont disponibles

Liste paramétrable - Heredis 2019
Pour ajouter un élément, vous cliquez sur le + (1), vous sélectionnez le groupe (2) dans lequel vous pensez trouver les informations qui vous intéressent, puis vous les cochez (3).

Je n'ai pas choisi cette copie d'écran au hasard. Je suis sur que Brigitte (@Chronique92) sera ravi de voir que les listes issues d'Heredis avec des lieux peuvent être complétés de la latitude et la longitude de ces lieux. Bien pratique pour un export de liste lorsque l'on créé sa propre cartographie.


Vous souhaitez avoir plusieurs champs dans une même colonne ? Pour cela, utilisez le menu qui s'affiche en cliquant sur les 3 petits points à droite de chaque colonne. Vous pourrez éditer le contenu de la colonne en ajoutant des informations et en choisissant les séparateurs (tiret, deux-points etc...).



Bien entendu, à l'issue de cette création, vous pouvez enregistrer votre modèle et le réutiliser autant qu'il vous plaira.

La troisième nouveauté est un ajout sur l'arbre d'ascendance. Un nouveau paramétrage qui permet d'ajouter un bandeau de couleur sur chacun des ascendants, en fonction du lieu de naissance de l'individu. Et en faire ainsi un Arbre de Région. Cet affichage pouvant être modulé soit par Ville, Département, Région ou Pays.
Pour l'exemple, j'ai choisi l'affichage par Ville, car le choix par département n'aurait renvoyé qu'une seule et même couleur, toutes les communes étant situées dans les Côtes d'Armor pour l'ascendance de ma grand-mère maternelle.

Heredis - Arbre de région

J'ai relu la conclusion que j'avais écrite l'an dernière à la même époque pour la sortie d'Heredis 2018. Elle n'avait pas été dithyrambique, car très honnêtement, après un an d'utilisation, mon intuition était la bonne, je n'utilise réellement que la saisie par acte des fiches matricules.

Je place la version 2019 un peu au dessus. Il y a bien entendu la saisie par acte des Recensements qui va être bien utilisée durant ces prochains mois. Les listes paramétrables me seront également très utiles, mais si je ne les lancerais pas tous les jours.
L'ajout du média automatique dans la Saisie par Acte parait anecdotique, mais elle me fera gagner quelques secondes à chaque saisie et c'est la fonction que j'utilise le plus. Il ne reste plus qu'à apporter les dernières corrections à cette fonction de saisie par acte pour qu'elle devienne parfaite.

La possibilité de discriminer des homonymes avec l'affichage du média principal (avec la signature dans mon cas) me fera aussi gagner du temps au quotidien.

Heredis a produit une vidéo de promotion de cette version. Vous le trouverez normalement sur ce lien.



Pour savoir si cette version peut vous intéresser, téléchargez la version de démonstration (gratuite), et lancez la conversion sur une copie de votre fichier. Il vous sera alors possible de naviguer et découvrir ces fonctionnalités.
Si vous souhaitez essayer la saisie des référencements, créez un fichier vide, la saisie est possible jusqu'à 50 individus.

Bonne découverte à tous.

mercredi 8 août 2018



Depuis quelques jours, le tout petit monde de la généalogie sur les réseaux sociaux partagent autour des recherches ADN généalogique.

Il y a 3 jours, Guillaume DE MORANT était au coeur d’un reportage au JT du soir de M6. Puis c'est Clément BECLE avant-hier qui publiait un billet sur son blog expliquant sa position très en retenue sur ce sujet, présentant les travers potentiels de ces recherches. En réponse, Sophie BOUDAREL a publié hier un article sur le même sujet, s’ouvrant notamment sur l’information sortie fin Juillet d’un accord entre la société 23andMe et le laboratoire Glaxo SmithKline Beecham sur l’utilisation de certaines données collectées provenant d’utilisateurs ayant donné leur accord à cet usage.

Je ne suis pas un spécialiste de l’ADN, pas plus que de sa déclinaison dans sa part consacrée à la généalogie. Je ne suis pas juriste, ni expert dans les assurances. Je vais donc donner ici mon simple sentiment en tant que simple généalogiste amateur et potentiel client de ces différentes sociétés, celle-ci présentant régulièrement des articles faisant la promotion de leurs offres.

La perspective d’utiliser mon ADN à des fins de recherches généalogiques me plait beaucoup sur le plan théorique. Moi qui comptabilise mes ancêtres, en leur affectant des numéros (Sosa), en les classant par génération, par quartier, en parcourant les moments de leur vie, et en suivant leur migration sur des cartes, pouvoir obtenir de telles informations avec un simple prélèvement salivaire à quelque chose d’incroyablement « magique ». 

Exemple résultat cartographique - iGenea

La promesse de trouver quelques cousins à travers le monde, rien qu’en suivant le fil d’un brin d’ADN semble si simple. Aussi simple que ce que nous offre la technologie actuelle, où plus personne ne s’étonne de faire une visio gratuitement en Skype depuis le Japon avec sa grand-mère restée dans son village en Lozère.

Ca, c’est l’apport, le bénéfice.

Il y a ensuite le risque. Puisque dans chacun de ses choix, de manière consciente ou pas, l’être humain évalue le rapport bénéfice / risque, y compris dans le domaine médical.

Pour moi, le risque se situe principalement à deux niveaux:

Le premier a été abondamment commenté ces derniers jours sur Twitter. Les entreprises actuelles qui commercialisent ces tests ne le font pas par philanthropie. Ce sont des sociétés (la plupart américaines) qui souhaitent en tirer des bénéfices. Certaines sont adossés à des sites généalogiques (comme MyHeritage), d’autres proposent des kits pour la généalogie en parallèle d’offres autour de la santé (comme 23andMe)
Elles ont TOUTES un objectif principal: collecter le plus de données fiables. La donnée (la data en anglais), le pétrole du 21ème siècle. 
Car celui qui possède les données, permet alors de les analyser et d’en tirer tout type d’informations.

Sur le plan philosophique, que 23andMe vendent des données à un laboratoire pharmaceutique, pour que celui-ci les utilise en vue de recherches médicales pour créer de nouveaux vaccins, ou médicaments, j'en suis le premier partisan.
La connaissance du passé doit aussi nous servir pour nous prémunir médicalement dans le futur. Je pense invariablement aux recherches sur la mucovisidose qu’effectue Nadine PELLEN, associée avec plusieurs associations généalogiques

C’est dans le cadre de ces recueils de données que la RGPD (Réglement Général pour la Protection des Données ou GDPR en anglais) est entré en vigueur en Europe depuis le 25 Mai dernier. 

Ce qui me dérange plus, c’est d'imaginer ces mêmes sociétés vendre leurs données à des assureurs par exemple. 
En Novembre dernier, j’ai participé comme bénévole au salon des MICI (Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin) où j’étais chargé de passer les supports de présentation des différentes conférences. Ce qui m’a permis de toutes les écouter. L’une m’avait interpellé sur le thème de la difficulté d’obtention d’un prêt pour les patients atteints de ces maladies. Le montant des surprimes étant si élevé que certains patients mentent en omettant de déclarer la maladie, d’autres se retrouvent dans l’incapacité d’emprunter.
Clément mentionne un souvenir de ces études où l’un de ses professeurs avait eu le malheur d’écrire sur un dossier qu’un patient pouvait être atteint d’une maladie. Mention qui avait pourri toute la vie de ce patient, qui au final, n’avait pas cette maladie mais avait du en payer les conséquences.
Ce cas n’est malheureusement pas isolé, car les assurances fonctionnent également aux bénéfices / risques. C’est pour cela que l’on vous fait remplir un questionnaire de santé, voir passer des examens médicaux. Plus vous êtes en risque, plus votre police d’assurance sera élevé. Ce qui n’est pas illogique non plus.
Imaginons maintenant qu’une grande société d’assurance mondiale arrive à récupérer une partie de vos données génétiques. Là où 23andMe par exemple se vante de pouvoir évaluer vos risques de développer telle ou telle maladie.
Que pensez-vous que fera cette société d’assurance en découvrant que votre ADN contient certains marqueurs que l’on relève sur les personnes atteintes de la maladie de Parkinson ?
Pour moi. Ou mes enfants dans quelques années. Ou mes petit-enfants dans quelques décennies ? Puisqu'ils partageront tous une part de mon ADN.

Bien entendu, on va me rétorquer qu’ils ont des conditions d’utilisation, qui imposent un certain nombre de choses. Il faut juste savoir que les sociétés américaines sont soumises aux lois américaines, partout dans le monde. Elles protégeront les données de citoyens américains si la loi leur impose. Mais probablement pas les données de citoyens d’autres pays à travers le monde (pour rappel, la NSA avait le droit d’écouter les conversations du monde entier, à l’exception des américains situés sur le sol américain. Au final, ils écoutaient tout le monde).

Le second risque que je vois, je l’ai régulièrement cité, mais je ne l’ai pas beaucoup vu lors de nos échanges récents sur Twitter.
Le travail de tout généalogiste amateur est de constituer un arbre (en ascendance, en descendance, sur un nombre de collatéraux particuliers ou pas, sur des branches patronymiques ou autres). Cet arbre se construit aux travers de documents administratifs, attestant là des filiations, là des événements de la vie de nos ancêtres.
C’est un arbre que je vais qualifier d'administratif.

Une des promesse de l’ADN généalogique, c’est de fournir l’ébauche d’un arbre du sang (c'est une image, puisque c'est en réalité un arbre génétique). 
Dans mon cas, l’arbre "administratif" que je constitue pour mes 2 garçons indique qu’à part une petite branche provenant d’Angleterre au 17ème siècle, nous n’avons que de bons paysans français à mettre sur les feuilles de nos arbres.

Une autre promesse de l’ADN généalogique, c’est de pouvoir voir un peu plus loin que les sources habituelles en matière généalogique.

C’est là que je me pose cette question toute bête: Et si je découvre qu’au lieu d’avoir des racines provenant en quasi totalité d’Europe de l’Ouest, j’observe un certain pourcentage provenant d’Afrique du Nord, et un autre d’Europe de l’Est ?

Au final, cela indiquerait surtout que l’adage « Maman sûr, papa peut-être » se vérifie à nouveau. Mais alors faut-il continuer les recherches dans les archives puisqu’au final, une branche complète se trouve en décalage entre l’administratif et le scientifique.
On en revient au même sujet que l’enfant adopté qui souhaite faire son arbre du sang (s’il connait l’un et/ou l’autre de ces parents biologiques) et son arbre de coeur pour ses parents adoptifs.


Je suppose que vous avez compris à ma prose qu’à ce stade, j’évalue qu’un test génétique apporte plus de risques que de bénéfices selon mon point de vue. 
Je serais (ou mon épouse) issu d’une famille multi-culturelle, aux multiples nationalités, avec autant de difficultés à poursuivre des recherches « classiques », le bénéfice irait en s’accroissant. Et j’aurais de facto un autre discours.

C’est donc au niveau des risques que je vais espérer des évolutions. Notamment une évolution de la loi française pour que des laboratoires français puissent proposer de tels tests, tout en garantissant une confidentialité sur le long terme.


PS: si vous aussi, vous vous interrogez, prenez bien soin de lire l'excellent article de @chroniques92 sur le sujet. Au moins, vous pourrez vous lancer dans l'aventure en toute connaissance de cause.





vendredi 3 août 2018



En préambule, afin d’être totalement transparent avec les lecteurs de cet article, je précise, comme je l’ai déjà écrit sur ce blog, que je suis testeur d’Heredis depuis maintenant quelques années. A ce titre, dans le cadre de nos tests, la société Heredis me fait bénéficier d’un accès Heredis Online Premium à titre gracieux.

Mes deux derniers articles ont traité des mouvements en cours entre deux acteurs majeurs du monde généalogiques en France: Filae et Geneanet.
Et sur les très rares échanges que j’ai pu lire, une question semble revenir: faut-il supprimer son arbre en ligne (en l’occurence de Geneanet pour les deux cas que j’ai en tête) ? Avec l’argument suivant: Geneanet fait de l’argent avec les données de nos arbres, et il se permet de nous faire payer nos abonnements.

Tordons tout de suite le cou à une idée reçue qui revient de manière récurrente sur les forums ou les réseaux sociaux (à la manière des houx et autres fake news à la mode), Geneanet (pas plus que Filae, Heredis ou Geneatique) ne vend pas les données de nos arbres. La preuve, j’ai bien accès à des centaines de millions de données issues d’arbres publiés, alors que je ne souscris plus à l’abonnement Premium depuis maintenant 2 ans, faute de temps pour l’utiliser réellement.
Ce que vend Geneanet, comme ses concurrents, ce sont des services. Des modules de recherches  plus complets, des accès à de nombreuses indexations (comme par exemple, l’Etat-Civil français pour Filae) et beaucoup d’autres informations. Tant de possibilités que les Editions Archives et Cultures ont publié des ouvrages complets dédiés à certains de ces sites. 



Pour Filae, il y a toutefois une différence de taille, car sauf erreur de ma part, lorsque l’on souhaite consulter des informations trouvées sur Filae, il faut impérativement passer par un accès payant ou bien demander l’accès à l’arbre. Il n’y a aucune consultation gratuite libre sans demande d’accès.

Pour rester sur les sites de publication français, Heredis (via Heredis Online) et Geneatique (via geneatique.net) fonctionnent sensiblement comme Geneanet, avec un accès libre aux arbres publiés, et un service payant pour avoir accès à un module de recherche plus complet (et des fonctions complémentaires). C’est donc bien des services que l’on achète ici aussi.

Pour en revenir au questionnement précédent : faut il supprimer son arbre de Geneanet ? Je réponds: surtout pas. En tout cas, il est hors de question que je le fasse.

Et ce pour plusieurs raisons:

Les ancêtres de mon arbre ne sont pas UNIQUEMENT MES ancêtres. 
Ce sont également les ancêtres de milliers (suivant la génération où ils se trouvent) d’autres personnes. Ils ne m’appartiennent donc pas.

Ce qui m’appartient à la rigueur, c’est le travail qu’il m’a fallu effectuer pour construire cet arbre et reconstituer toutes les filiations, en y incorporant les événements et autres faits qui ont parsemé la vie de ces ancêtres.

Là encore, je ne peux certainement pas revendiquer la paternité totale de ce travail. En effet, cette recherche a largement été facilitée par:

  • Les recherches généalogiques faites par le cousin germain de mon père sur ma branche auvergnate
  • Les fantastiques outils mis en place par le CG22 (Corail Net, Milinet, Censonet etc…), avec lesquels j’ai pu construire le squelette de mes branches bretonnes à la vitesse de l’éclair
  • La masse de documents trouvés par de nombreux cousins croisés lors de mes recherches, et plus particulièrement Jérome CAOUEN, membre très actif du CGHP et qui lui aussi empli la bibliothèque numérique de ce cercle avec patience
  • Les arbres en ligne de Geneanet et Heredis, soit par recherche directe, soit via des alertes


Et surtout, les arbres que l’on publie contiennent autant de bouteilles à la mer qui permettent à tout moment de superbes découvertes. J’ai relevé une belle démonstration il y a seulement quelques jours sur Twitter (vous noterez la remarque de @PV_Archassal sur l'importance d'avoir son arbre publié).
Sans cet arbre en ligne, comment faire un tel rapprochement entre une photo ancienne et des ancêtres disparus  pour un autre généalogiste ?


Donc de grâce, publiez, publiez, publiez. Sur des sites marchands, auprès des cercles généalogiques et partout où vous le pouvez. 

Et tant que nous sommes sur les conseils de publication: avec les sources, c'est encore mieux.




jeudi 26 juillet 2018



J’ai rédigé il y a quelques jours un article au titre interrogatif : Est ce que Geneanet est en train de racheter Filae ?

Cet article a semblé intéresser un peu de monde car en quelques jours, il est devenu l’article le plus lu de ce modeste blog. Je restais toutefois dubitatif, car je n’avais pas vu d’autres informations sur le sujet, que cela soit sur Geneanet, Filae ou des revues spécialisés comme la Revue Française de Généalogie.
Jusqu’a ce soir (à l’heure où je rédige ce billet pour être publié), puisque la RFG vient de publier un article au nom évocateur : vers un rapprochement entre Geneanet et Filae ?
On y retrouve surtout quelques phrases des deux présidents de Geneanet et Filae.
Pour le premier, il s’agit principalement d’une opportunité puisque l’un des actionnaires de Filae souhaitait se séparer de ses actions. Coût de l’opération: 2,4 millions d’euros. Cela en dit long sur la capacité d’investissement de Geneanet et Trudaine Participations.

Pour le second, cette entrée du principal concurrent comme actionnaire apparait comme la validation de la stratégie mis en place par Filae depuis quelques années. D’un autre coté, pouvait il dire autre chose ?

Jacques Le Marois (président de Geneanet) laisse espérer un éventuel rapprochement, en faisant profiter par exemple les utilisateurs de Geneanet des fonds disponibles sur Filae.  

Un sujet à suivre en tout cas, car finalement peu a été dit sur le sujet. J’ai peine à croire que certaines idées ne trottent pas derrière la tête de Geneanet.

Je regardais il y a quelques jours un sujet ouvert sur le forum de Geneanet (dans le Coin Bistrot) traitant du sujet, j’ai découvert le site ActuLegales, qui reprend l’ensemble des annonces légales concernant la vie des entreprises. Le lien fourni renvoyait vers la création de l’entreprise Trudaine Participations, le 10 Avril 2018 au capital social de 1 000 euros, et dont le siège social se situe au 9 rue du Quatre Septembre, à Paris dans le 2ème arrondissement avec Mr Philippe RAMONA comme Président.

J’ai eu la curiosité de lancer une recherche sur ce même site au nom de Geneanet. Petite surprise, on y découvre une annonce en date du 28 mars 2018, soit une toute petite quinzaine de jours avant la création de Trudaine Participations (dont Geneanet possède 30%).
Cette annonce concerne une réduction de capital de la société Geneanet de 179 986 € par voie de remboursement d’une somme de 0,08 € sur chaque action. Le capital social passe donc de 224 983 € à 44 996 € à cette date.
Il m’est souvent arrivé de lire des articles sur des augmentations de capital pour des entreprises, mais rarement l’inverse.

La question qui m’est alors venue, c’est pourquoi une entreprise réduit t-elle son capital ? 

N’étant pas analyste financier, ni spécialiste en gestion d’entreprise, je me suis tourné vers des sites institutionnels pour répondre à cette question.
Il est distingué généralement deux cas : cette réduction du capital peut être motivée par des pertes, ou pas.

Le problème à ce stade est que Geneanet ne publie plus son bilan depuis des années. Impossible donc de connaitre les causes de cette réduction de capital. Mais quand on lit que Trudaine Participations (détenue à 30% par Geneanet) est capable de mettre 2,4 millions sur la table, on peut surement imaginer que les résultats annuels doivent dégager quelques profits.

Dans le cas de perte, il existe également une technique dite du « coup d’accordéon ». Il est d’abord procédé à une réduction du capital, pour apurer des pertes comptables. Puis une seconde étape consiste en une augmentation de capital pour faire entrer de nouveaux investisseurs dans la société. Est ce le cas ici ?

Jetons un petit coup d'oeil à présent sur la société Trudaine Participations. On l’a vu ci-dessus, son président en est Philippe RAMONA. A priori, pas de rapport direct avec Geneanet.
Sauf que MM Le Marois (Président de Geneanet) et Ramona (Président de Trudaine Participations) sont tous les deux vice-présidents de l’association Geneabank, bien connu des généalogistes, membres d’associations généalogiques, puisque bon nombre d’entre elles déposent leurs relevés afin que leurs adhérents puissent y accéder, voir les échanger contre des points Geneabank. C’est ce qui est en tout cas indiqué sur la page du site en ligne.


Beaucoup de spéculations à ce stade, mais surtout des questions en suspens. Il ne reste plus qu’à surveiller la presse spécialisée dans les prochains mois, car malheureusement, il semble que les informations ne viendront pas directement des sociétés concernées elles-mêmes.

Cela fait un moment que nous discutons entre blogueurs sur une éventuelle concentration dans le monde de la généalogie française. Et j'ai bien l'impression que cela a démarré.


samedi 14 juillet 2018


Je suis présentement à Montréal pour le travail, mais j'ai découvert il y a quelques jours une information qui semble être passée totalement inaperçue dans le petit monde de la généalogie française, alors que les répercussions peuvent être potentiellement importantes pour nos usages au quotidien.

Je l'avoue, le titre de cet article est un poil provocateur, mais n'est ce pas le début de ce qui serait un sacré événement dans le petit monde de la généalogie francophone ?

VS 


D'un côté, Geneanet, premier portail généalogique en France (et probablement en Europe), proposant la plus grande base indexée d'individus. On m'opposera qu'il y a des millions de recopies, mais il faut bien reconnaître que l'immense majorité des généalogistes faisant des recherches sur la France passe forcément par Geneanet.

De l'autre, Filae (ex Genealogie.com), à l'image moins policée parmi la communauté des généalogistes, principalement en raison de ses relations tendues avec les Archives Départementales qu'elle n'a pas hésité à attaquer en justice pour leur imposer une mise à disposition de leurs archives.
Sans parler de l'indexation quasi complète de l'Etat Civil proposée par Filae, qui a été perçue par certaines Archives et certains Cercles Généalogiques comme un vol pur et simple de leurs données. Je ne relancerais pas le débat ici, ce n'est pas le propos (même si, au regard strict de la loi, il n'y a pas eu de vol).

Quelle ne fut donc pas ma surprise il y a 4 jours quand j'ai découvert cette information sur Internet : la société Filae a vu la société Trudaine Participations entrer à son capital à hauteur de 25% (source : Zonebourse).

Quel rapport avec Geneanet, me direz-vous ? Il est tout simple: la société Trudaine Participations appartient à 30% à Geneanet. D'ailleurs, lors de la dernière Assemblée Générale de la société Filae, qui s'est tenu le 28 Juin dernier, c'est Jacques LE MAROIS, fondateur et PDG de Geneanet, qui représentait la société Trudaine Participations.

Malheureusement, il n'a pas été répondu aux questions des autres actionnaires présents, qui souhaitaient probablement connaître les intentions de Geneanet. Comme l'en atteste le communiqué de presse de Filae sorti en début de semaine (vous pouvez lire l'intégralité du communiqué en cliquant sur le lien)

Communique de Presse - Société Filae - 9 Juillet 2018


Que faut il donc penser de cette entrée au capital de Filae ?


Pour ma part, je ne vois pas trop d'autre possibilité qu'un début de rachat de Filae par Geneanet.

En matière de bases de données généalogiques, la France est assez particulière. Dans le monde, quelques mastodontes existent comme Ancestry ou MyHeritage, mais qui ont bien du mal à s'implanter en France, probablement en raison du maillage important déjà réalisé par les cercles généalogiques et les indexations existantes.
Un acteur un peu particulier avec Family Search, aux capacités humaines et financières sans commune mesure par rapport aux autres, mais qui ne fait pas commerce de ces services, les recherches généalogiques étant liées à la pratique religieuse des membres de l'Eglise des Saints des Derniers Jours (autrement dit: les Mormons)
En France, le marché est un peu plus disparate. Avec des bases aux fonctionnements différents. Je ne citerais que celles dont j'ai entendu parler, la liste ne saurait être exhaustive.
Geneanet et Filae sont probablement les deux plus grandes bases privées en France. Suivie par Heredis Online et Geneatique.net (des éditeurs éponymes). On peut également citer Bigenet, service payant fourni par la Fédération Française de Généalogie.
Entre le gratuit et le payant, il y a notamment Geneabank, qui recense les relevés des cercles généalogiques partenaires. L'accès à cette base fonctionne par des points, offerts aux adhérents des cercles lors de leur adhésion.
Puis des bases gratuites, comme la base Roglo.

Une concentration entre les acteurs privés n'est finalement pas une surprise, au vu de la concurrence, notamment anglo-saxonne. La question n'était pas tant de savoir si, mais plutôt quand cela allait arriver.
Le client sort généralement gagnant à court terme, puisque l'on peut imaginer que les clients des deux sociétés pourraient profiter des services complets, en déboursant moins que la somme des deux abonnements.
A plus long terme, cela dépend toujours de la concurrence qui sera présente.
Une trop grande dispersion n'est pas intéressante pour le client, car il faut beaucoup payer pour avoir tous les services. Le monopole ne l'est pas plus car il freine généralement l'innovation, faute justement de concurrence.

J'ai tout de même deux interrogations au moment d'achever cet article :
  • Pourquoi une telle information ne semble même pas faire parler ? Je n'ai rien vu passer sur la presse spécialisée, sur les forums que je fréquente, sur les réseaux sociaux, à l'exception de quelques échanges sur Twitter.
  • Comment se passerait un rapprochement entre les deux sociétés, ayant chacune une philosophie affichée bien différente l'une de l'autre ? Filae s'est toujours présenté comme une société commerciale généalogique. Geneanet se montrant plus comme un acteur associatif. Une entrée, perçue comme agressive par Filae semble plutôt relever du fonctionnement très classique des sociétés privées.

Il reste maintenant à suivre le développement de ce rapprochement dans les prochaines semaines ou prochains mois pour savoir exactement ce qui attend les clients de ces deux sociétés.
Nul doute que la presse spécialisée se fera l'écho des informations à venir.

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