dimanche 5 septembre 2021


En préambule et pour simple rappel, je ne suis qu'un simple généalogiste amateur. J'ai été membre premium de Geneanet de 2013 à 2016. J'avais expliqué les raisons de ce non renouvellement dans cet article "Renouveler ou pas".  J'en suis maintenant un simple utilisateur. 

Je ne suis pas contre les sociétés privées dans le secteur de la généalogie, vous pouvez d'ailleurs lire mon point de vue sur le sujet dans mon article sur les marchands du temple.

Pour terminer et être complet, je suis membre du comité directeur du CG22, simple membre du CGHP et du CGHAV. Et testeur pour logiciel Heredis.



Les acteurs

Geneanet : Société française de généalogie de quelques dizaines de salariés. Société anonyme qui ne publie plus ses comptes depuis 2008. Dirigée par Jacques Le Marois.

Filae : Société française de généalogie de quelques dizaines de salariés. Société anonyme avec un CA de plus de 3,5 M€ en 2019. Dirigée par Toussaint Roze.

My Heritage : Société israélienne de généalogie de 420 salariés. Non cotée, mais qui a été rachetée en Février 2021 par Francisco Partnet, une société américaine en capital-investissment.

Ancestry : Société américaine de généalogie de 1 400 salariés. Acquise en 2020 par Blackstone et dont Permira, un fond d'investissement anglais est également actionnaire.

Blackstone : Fond d'investissement américain possédant l'un des portefeuilles les plus important au monde (600 milliards de $).


Chronologie

En juillet 2018, une information officielle annonce que la société Trudaine Participations est entrée au capital de la société Filae à hauteur de 25%. Trudaine Participations ? C'est une société dont 30% est détenue par Geneanet. J'avais rédigé un article sur le sujet avec un titre provocateur "Quand Geneanet rachète Filae"

Et puis....plus rien pendant 2 ans et demi.

Les choses bougent le 21 Janvier de cette année. Filae annonce être entré en négociation exclusive avec My Heritage en vue de son rapprochement (communiqué de presse)

La réplique est immédiate, Geneanet annonce lancer une OPA pour contrer ce rapprochement. A noter que le premier communiqué publié sur leur blog a été retoqué par l'Autorité des Marchés Financiers (mais la page archivée est toujours disponible ici. J'y reviendrais plus loin) .

Le 15 mars, Trudaine Participations obtient en justice l'interdiction pour Filae de céder filae.com. 

Décision annulée le 13 avril.

Le 22 avril, Filae annonce refuser l'offre réalisée par Trudaine Participations 

Le 21 mai, l'AG ordinaire des actionnaires autorise la cession de la vente à My Heritage.

Finalement, le 2 aout, Geneanet renonce à son OPA et conclue un accord avec Filae et My Heritage.

Moins d'un mois après (en plein été), le 31 aout vers 14h, Geneanet annonce sa cession à Ancestry.


Tout ce qui précède est librement accessible. Ce qui suit n'est que mon opinion propre.


Geneanet

Je suis totalement d'accord avec le titre d'une note de blog parue sur leur site, Geneanet n'est pas une société comme les autres.

Depuis plus de 10 ans que je connais Geneanet, j'ai toujours entendu parler de la communauté Geneanet. Dans leur communication, on parle très rarement de société ou de client. Mais de communauté ou de membres. A tel point qu'à l'extrême, j'ai entendu plusieurs fois sur des salons, des personnes sur un stand d'un cercle répondre qu'ils avaient déjà accès à leurs données puisqu'ils étaient adhérents à l'association Geneanet.

D'aucuns diront que j'exagère, que c'est un cas isolé. Lisez cette note de blog, parue le 7 janvier 2020, toujours issue de leur site. Dans le dernier paragraphe, à la dernière phrase, dans l'addenda (!) du 28 janvier, on voit (enfin) apparaitre les mots société et clients.

Par contre, vous avez 7 fois le mot communauté et 15 fois le mot membre.

Dans l'article sur la société pas comme les autres, 5 fois le mot société, 7 fois communauté. 2 fois client mais 14 fois membre.

C'est l'image que la direction souhaite donner de la société, et il n'y a rien à redire là-dessus. C'est un choix. Le seul inconvénient d'une telle communication, c'est justement qu'elle positionne l'entreprise à l'opposé de l'image froide d'une société privée.

L'épisode du rachat de Filae m'avait déjà étonné, y apprenant que Geneanet avait créé une société en vue de rentrer au capital de son concurrent. 

Puis arrive les 6 premiers mois de l'année 2021, avec l'annonce d'une OPA sur son concurrent français.


Pourquoi j'ai supprimé mon arbre ?

Tout simplement parce que je n'ai pas aimé la communication de Geneanet depuis le début de l'année, et que c'est le seul moyen de leur faire savoir, dans l'attente de connaitre la direction que vont prendre désormais Filae et Geneanet.

Sur la forme

Le lendemain de l'annonce du rapprochement Filae et My Heritage, Geneanet publie une note sur son blog. Qu'ils sont contraints de retirer à la demande de l'AMF. 
Pour l'annonce de la cession de Geneanet, il y a une première note le 31 Aout. Mise à jour le 2 Septembre. Puis une nouvelle fois le 3.
Quand on a besoin de donner de nouveaux éléments de communication par deux fois en 2 jours, c'est que le message initial n'est pas clair.


Sur le fond

La lecture de l'article originel expliquant les raisons du lancement de l'OPA de Geneanet sur Filae parue le 22 Janvier est intéressante.


Je comprends parfaitement la position de Geneanet vis à vis de My Heritage. 
Mon seul problème est qu'Ancestry est plutôt sur un modèle analogue à celui de My Heritage. Avec un abonnement annuel à plus de 200 €. Nous sommes très loin du modèle Geneanet.
Alors pourquoi ce qui n'est pas compatible avec My Heritage le devient avec Ancestry ?

Second point, le champion français et européen. C'était l'argument fort de Geneanet dans sa tentative d'OPA. Jouer sur la fibre "patriotique" pour faire préférer l'option Geneanet plutôt que My Heritage. C'est un argument qui fait sens pour moi.
Il est donc surprenant de voir annoncer la cession à un groupe américain moins d'un mois après l'annonce du rapprochement Filae - My Heritage. J'ai bien lu que Geneanet garderait son modèle et son indépendance. Mais pour moi, cela reste de la communication. Les décisions importantes seront désormais prises aux USA ou a minima avec leur accord préalable.

Je ne verse pas dans l'anti américanisme de base. Mon arbre est sur Filae, Heredis Online en France. Sur My Heritage et Ancestry. Mes ancêtres ne m'appartiennent pas et je suis ravi d'en faire profiter la communauté des généalogistes à travers le monde.

Par contre, à ce stade, personne ne sait comment va se passer ce rachat. Le monde de la généalogie n'est pas celui de l'Industrie ou de la Finance, ce rachat n'est pas un "coup" financier, mais cela permet à Ancestry de faire ce qu'il n'a jamais réussi à faire depuis des décennies, s'implanter en France, qui est un pays à part dans le monde de la généalogie.

C'est donc l'attitude de Geneanet sur ces 6 derniers mois qui m'a déçu. En tant que "membre" de la communauté, j'ai exprimé cette déception de la seule façon qu'il m'est possible de faire, j'ai retiré temporairement mes données.

Je ne prive personne, elles sont accessibles sur de nombreuses plateformes, gratuitement.

Cela ne retire en rien l'estime que j'ai pour ce site qui est incontournable aujourd'hui en France et pour tout le travail qui est réalisé par ses salariés, qui sont de grands professionnels.


Conclusion

Pour finir, et on ne le saura vraisemblablement jamais, un petit doute s'est instillé dans mon esprit pendant que je rédigeais mon article. 

Un rachat ne se conclut pas en quelques jours. Geneanet l'a écrit sur sa dernière note, ses contacts avec Ancestry datent d'avant le mois d'aout. A mon avis, ils datent de bien avant cela et à la place d'Ancestry, je serais forcément venu "sonder" Geneanet dès le mois de Janvier.

Que s'est il donc négocié pendant ces 8 derniers mois ? Qui a joué à quel jeu pour éventuellement faire monter les enchères ? Car au final, il y a plusieurs gagnants:

  • Ancestry et My Heritage qui prennent enfin pied en France
  • Les deux dirigeants de Filae et Geneanet, principaux actionnaires et qui ont très bien vendus leur société respective.

Nous verrons bien dans les mois / années qui viennent ce que ces rachats vont signifier pour nous, généalogistes en France. Surement des ressources en plus. Mais assez surement une inflation sur les abonnements. En fonction de ce que j’y verrais, je remettrais mon arbre. Ou pas.

Il restera à voir aussi ce que feront les autres acteurs français, tant privés mais qui sont plutôt des éditeurs de logiciels (Geneatique, Heredis), tant publics, et je pense avant tout à la Fédération Française de Généalogie. Ne serait il pas temps par exemple de donner un second souffle à la base Geneabank ? De l'enrichir avec les nombreuses autres sources traitées par les dizaines de cercles généalogique en France ? De proposer des possibilités d'indexation sur de nombreux fonds ? Cela nécessite surement un travail de fond en complicité avec les pouvoirs publics. Et c'est tout à fait le mandat de la FFG.


Sources

- Wikipedia pour les informations générales sur les sociétés mentionnées

- Societe.com pour les informations financières sur Geneanet et Filae

- Les blogs de Geneanet, My Heritage et la Revue Française de Généalogie


15 commentaires:

  1. Votre analyse est biaisée sur plusieurs aspects :
    - La première est que vous analysez à l'aune de vos connaissances actuelles des communications faites 6 mois avant. Typiquement, diriez-vous aujourd'hui que le masque en population générale est une bonne chose contre le virus de la Covid ? Diriez-vous la même chose en vous plaçant avec votre connaissance de Mars 2020 ?
    Vous reprochez à Geneanet d'avoir modifié une communication alors que c'est l'AMF qui a fait retirer cette communication, les règles des OPA limitant fortement les possibilités de communication sur un sujet.
    L'argumentaire de la différence entre MyHeritage et Geneanet doit se lire en comparant les projets des deux sociétés pour le rachat de Filae. Dans ce cadre et à cette date, Geneanet et MyHeritage ont des projets et des modes de fonctionnements radicalement différents.
    - La deuxième c'est que vous analysez la situation en impliquant votre affect et votre déception de l'ensemble de l'opération.
    Il est légitime d'être déçu si on a espéré le rapprochement entre Filae et Geneanet, mais ce n'est pas la faute de Geneanet si l'opération ne s'est pas terminée de manière favorable pour eux, voyez plutôt avec les actionnaires de Filae qui ont préféré vendre leur activité à MyHeritage plutôt que d'accepter un rapprochement avec Geneanet (Relisez les compte-rendus d'AG de 2019 pour voir le blocage existant au sein de l'entreprise et la guerre déjà déclarée entre Geneanet/Trudaine et les actionnaires historiques de Filae).
    A partir du moment où les jeux sont faits (AG du 21 mai), Geneanet a deux choix : Bloquer jusqu'à ce que mort s'ensuive, trouver une autre solution pour éviter de se retrouver broyé par MyHeritage.
    La solution retenue par Geneanet a été la vente du capital à Ancestry.
    Et il est évident que les discussions ont commencé dès le mois de juin quand il a été clair que Geneanet n'aurait jamais la possibilité de racheter les titres qui lui manquent (pas assez de titres en bourse et un blocage définitif des actionnaires).
    - Enfin, Ce n'est pas parce que les choses ne sont pas claires qu'il faut faire des mises au point, mais souvent parce que la lecture simpliste donne lieu à des montagnes d'infox. Ancestry n'est pas aux mains des Mormons, Blackstone n'est pas Blackrock, la société Geneanet ne fusionne pas avec Ancestry, les données ne sont pas transmises instantanément à Ancestry, les CGU d'Ancestry ne s'appliquent pas à Geneanet.
    Tout cela a été mis sur la place publique, facebook, twitter, le forum de Geneanet, les commentaires de la note de blog. Tout est faux. Tout cela participe à une désinformation totale. Ce qui implique de faire des mises au point, pas parce que la note initiale était peu claire.

    Peut-être devriez-vous repenser votre note en prenant en compte ces éléments.
    En passant, vous avez peut-être vu que la FFG s'était vendue elle aussi à MyHeritage en en faisant son sponsor principal l'année dernière pendant la semaine de la généalogie.
    Quand vous voyez le président du cercle généalogique du Finistère qui part en guerre ouverte contre Geneanet en glorifiant Filae, on peut aussi se dire que la place de Geneanet n'était pas aussi tranquille que vous le pensez.

    Est-ce que je suis déçu par l'ensemble de ces regroupements financiers de cette année, bien sur. Est-ce que j'aurais préféré un champion Français, sans aucun doute.
    Est-ce que Geneanet pourra rester ce qu'il est ? Je n'en ai aucune idée.
    L'avenir nous le dira.
    Dans l'immédiat, je ne vois aucune raison de retirer mon arbre du site Geneanet.



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    1. Je pourrais vous retorquer que vous répondez à l'aune de votre opinion. D'après vous, c'était soit fusionner avec Filae, soit se vendre à Ancestry. Il y avait peut-être d'autres voies.

      Pour la communication, c'est de celle de la semaine dernière dont je parle le plus.
      Et pour celle retirée à la demande de l'AMF, cela n'en demeure pas moins une faute de communication. On n'annonce pas une OPA sur son blog avant que les autorités adéquates aient été mises au courant.

      Enfin, je n'ai jamais appelé à retirer son arbre de Geneanet. J'explique juste pourquoi je l'ai fait.

      Merci toutefois de m'avoir lu.

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    2. Objection votre honneur.
      Tant que Filae restait Filae, les choses restaient ce qu'elles étaient.
      C'est bien le choix de Filae de se vendre à MyHeritage qui a poussé les différentes actions de Geneanet d'abors une tentative de fusion, puis une vente.
      D'autres choix étaient-ils possibles ? Je n'en sais rien, je ne suis pas dans le secret des Dieux.
      Je n'indique que le choix finalement retenu par Geneanet, je ne dis à aucun moment que c'étaient les seuls possibles.
      Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas écrit.

      Pour la communication de l'OPA, objection à nouveau, si vous regardez les dates, l'intention d'offre publique d'achat a été déposée avant (22/01/2021) de faire la communication (25/01/2021), mais celle-ci ne correspondait pas aux canons de l'AMF qui en a demandé le retrait.

      En l'occurrence, ce n'est pas mon opinion, mais des faits avérés.

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  2. Bonjour 👋

    Pouvez-vous svp me rappeler qui est le vice-président fondateur de Geneabank et qui est l'hébergeur ? Bien à vous.

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    1. Bonsoir Madame la Présidente,

      J'apprends grâce à vous que Jacques Le Marois a été l'un des fondateurs de Geneabank (merci à lui) et que Geneanet héberge les bases.
      Par contre, je ne vois pas le rapport avec mon article.
      Que Jacques Le Marois tire un bénéfice de la vente de l'entreprise qu'il a fondé et fait grandir est tout à fait respectable, c'est le propre de tout chef d'entreprise.

      Pour l'hébergement de Geneabank (ce serait une information à mettre sur le site de Geneabank, je ne l'ai pas trouvé), le fait que ce soit sur les serveurs de Geneanet implique t'il qu'il soit interdit de réfléchir à l'avenir de cette banque de données ?

      Bonne soirée.

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    2. vous voulez dire que Geneabank a été créée par Geneanet et est hébergée sur leurs serveurs, comme beaucoup de sites d'associations ?

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  3. Vous vous doutez bien que depuis le début de mon mandat j'ai réfléchi à une solution de base de données. Geneabank n'offre pas toutes les qualités requises car n'a pas d'évolution possible. Depuis un an et demi, nous travaillons sur GenealoGIS qui est une solution adaptée aux aspirations des associations. La pandémie est intervenue entre temps et a propulsé un site non prévu et très énergivore La Maison de la Généalogie (la plate-forme france-genealogie.org). Nos administrateurs Bretons dépendant de votre association sont à renouveler l'année prochaine. Pourquoi ne viendriez-vous pas à la place de l'un ?

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    1. Bonsoir,

      Désolé pour ma réponse tardive, mon activité salarié me laisse malheureusement peu de temps libre. Raison pour laquelle j'ai déjà décliné une telle proposition. Mais il ne faut jamais dire jamais. Qui sait ?

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  4. Bonjour Jean-Marc

    Jean François Pellan m'a adressé le commentaire qu'il souhaitait poster sur ton blog ; mais il n'a pas de compte Google et ne souhaite pas en créer un.

    Jean-Claude Le Bloas
    secrétaire général du CG22
    secrétaire de GeneaBank
    administrateur de l'UGBH à la FFG

    ========================

    Merci à M. Bogros pour son commentaire très intéressant sur le déroulé de cette saga.

    Pour répondre à certains des commentaires :

    Geneabank a été créé, il y une bonne vingtaine d'années par Jacques Le Marois et des amis généalogistes férus en informatique, ce qui était plutôt rare à l'époque. De mémoire, Geneanet a d'abord été créé sous la forme associative et a fait le constat que pour se développer, il lui fallait adopter la forme commerciale... ce qui a fait quelques bruits dans le Landerneau de l'époque. Vu le peu de connaissances alors des associations, il a proposé aux petites associations d'héberger leurs données sur Geneanet et de les consulter via l'application Geneabank. Les associations importantes ont hébergé leurs bases de données sur des serveurs indépendants qu'elles rémunèrent. Geneabank sert donc uniquement pour l'échange de points. Il serait donc bon de na pas aller se complaire dans des amalgames de mauvais aloi et vouloir faire croire que Geneabank c'est Geneanet.
    J'ai beaucoup œuvré, au sein du CA du CGF, pour que notre association rejoigne Geneabank, ce qui a eu pour effet, à l'époque, de booster les adhésions pendant plusieurs années. Cela a entraîné la plupart des associations bretonnes à suivre ensuite notre exemple.

    Pour répondre maintenant à Zurka (est-ce un nom de famille grec (?), ou un pseudo ne permettant pas de savoir à qui on a affaire dans le monde de la généalogie et les fonctions occupées), je rappelle que je n'avais pas apprécié la décision de faire indexer par la procédure dite collaborative les actes du Finistère alors qu'ils sont indexés à plus de 10 millions par le CGF et accessibles gratuitement via Geneabank.
    J'ai dit que Geneanet avait une position ambigüe et tentait subtilement de se faire passer pour une association avec des membres et être une communauté alors qu'une société a des clients et que des clients, qu'on le veuille ou non. Ce n'est parce que l'on fait du gratuit partiellement qu'on n'est pas une société. C'est dans le commercial une procédure du marketing comme une autre pour avoir des clients.
    De là à dire que j'ai glorifié Filae, c'est aller vite en besogne. J'ai indiqué qu'elle avait, à l'époque, une attitude claire en se présentant bien sous la forme sociétale. Je note d'ailleurs à ce propos, quelques dérives, sans doute pour suivre Geneanet dans sa phraséologie....

    Merci à Valérie Arnold Gautier qui se préoccupe du renouvellement des administrateurs bretons et qui cherche (ou aimerait) à en changer au moins un. Lequel ? On aimerait connaître ses préférences.....

    J F PELLAN
    Président d'honneur de la FFG et encore membre de son CA
    Président de l'UGBH
    Président du CGF
    et membre aussi du bureau de Geneabank

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    1. Mon pseudo est Zurga et cela n'a rien à voir avec un patronyme quelque soit son origine.
      S'il faut avoir des fonctions officielles dans la généalogie pour pouvoir s'exprimer, je le note.
      Cela va bien avec l'image que je me fais du président du CGF.

      Je note aussi que Geneabank n'est pas gratuit, il faut avoir une adhésion dans une association pour y chercher une information (une liste éclair n'est pas une information précise).
      Je note aussi que le Finistère était très en retard sur la mise en ligne des actes ce qui a induit un monopole de fait de la part du CGF qui ne se prive pas pour commercialiser sa propre indexation au travers d'une adhésion.
      Comme quoi, on peut avoir un statut d'association et commercialiser le travail bénévoles de ses adhérents.
      La différence profonde avec l'indexation collaborative de Geneanet ne m’apparait pas aussi clairement qu'à vous, puisque au moins sur Geneanet l'indexation collective est gratuite pour tous sans besoin d'adhérer à quoique ce soit.

      J'adhère à trois associations généalogiques dont une cotise à la FFG et une participe à Geneabank, même si je n'ai pas encore fait le choix d'entrer dans leurs instances dirigeantes.
      N'ayant pas de fonctions officielles dans les instances associatives de la généalogie Française, je m'estime déjà honoré d'avoir la chance de votre attention.
      Si les commentaires sont limités au microcosme autorisé, merci de me prévenir.

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  5. Et voila la réponse de Jean François Pellan

    Jean-Claude Le Bloas

    ============================

    Ce que je trouve extrêmement désagréable, c'est cette manie d'utiliser des pseudos. Pourquoi ne pas utiliser son nom ? Que cherche-t-on à cacher ?

    Bien sûr que vous pouvez exprimer votre point de vue, sans avoir aucune fonction (ni dans le microcosme comme vous le dites), mais courageusement en se nommant. C'est aussi simple que cela, car on se demande qui n'aurait pas des fonctions officielles et en profiterait pour se cacher.....

    On a le choix d'adhérer à des associations affilées ou non à Geneabank. A partir de là, vous avez un accès gratuit sur les sites des autres associations. Certes, me direz-vous, on peut n'être membre d'aucune et avoir des informations gratuites chez Geneanet.

    A Geneanet, sa politique marketing d'accès gratuit pour capter des clients, ce qui est de bonne guerre pour une société
    A Genabank, une autre philosophie d'échange gratuit entre associations, à partir du moment où on est membre de l'une.
    A chacun de voir ce qui lui va et lui convient philosophiquement

    Je récuse totalement le terme de commercialisation pour les indexations faites par nos bénévoles. L'utilisez-vous pour les associations dont vous êtes membre ?

    Nous faisons ni plus ni moins que les autres en la matière. Pour rappel, on règle 44 € au CGF, en ce compris la partie communication qui comprend les 4 revues trimestrielles et l'accès à toutes nos bases, dont certaines sont d'ailleurs en accès libre et gratuit.

    Quant au prétendu monopole de fait, on devrait plutôt nous remercier d'avoir fait tout pour pallier les difficultés d'accès aux photos numérisées. Le Finistère a d'ailleurs grandement rattrapé son retard en la matière.

    Les associations qui vendent encore des relevés papier font de la commercialité et à partir d'un certain chiffre, elles sont assujetties à la TVA.
    Les associations qui mettent leurs indexations sur Geneanet et Filae en retirent de l'argent et sont aussi pour moi dans un cycle commercial
    Rien de cela au CGF

    Alors.....

    J F PELLAN

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    1. Mon nom ne vous apportera rien puisque je ne suis pas dans des instances dirigeantes d'associations et je ne suis pas employé par Geneanet.
      Et comme j'ai utilisé mon pseudo ici, je ne dévoilerai pas mon nom pour ne pas associer les deux.
      Je ne suis pas très compliqué à trouver sur pas mal de réseaux sociaux et vous pouvez m'envoyer un message privé si vous voulez absolument mon nom.

      Vous réfutez le caractère commercial du CGF, vous signalez que l'on devrait vous louer de vos indexations et numérisations, mais à l'arrivée, vous avez privatisé les archives et que vous obligez les personnes qui souhaitent faire de la généalogie dans le Finistère à passer par vous ou à adhérer à une association liée à Geneabank.
      Que ce soit votre intention initiale ou non, à l'arrivée, vous commercialisez le travail de vos bénévoles car combien de vos adhérents n'auraient pas payé leurs cotisations s'ils avaient eu les archives disponibles en ligne ?
      Et oui, j'emploie aussi ce vocable pour les associations auxquelles j'adhère et qui font de même.
      Certaines associations ont faits d'autres choix (Gen & O par exemple)
      Enfin les archives du Finistère ont commencé à faire ce que toutes les autres archives départementales ont fait depuis plus de 10 ans. Mais c'est encore partiel et cela vous permet de maintenir une position ultra-dominante avec votre "trésor de guerre"
      Vos indexations et numérisations sont une méthode pour attirer de nouveaux adhérents et les garder captifs.
      Dans un pays ou les archives sont ouvertes et disponibles au plus grand nombre de manière gratuite, la position du CGF n'est pas très éloignée d'une société comme Filae, Ancestry ou MyHeritage qui ont des indexations d'archives non disponibles en ligne.
      Vous me direz que rien n'est gratuit, ce n'est pas faux, mais je paye déjà des impôts pour que les archives soient accessibles à tous quelque soit le département, pourquoi devrais-je payer en plus pour le Finistère ?
      Dans mon acceptation de la généalogie, l'indexation n'est qu'une aide, la source est l'acte et seul le CGF avait une copie de ces archives.
      Oui, je pourrais me déplacer sur place, mais quand on habite loin et qu'on ne sait pas exactement où chercher, le coût peut devenir prohibitif, les généalogistes les plus anciens qui ont fait le plus gros de leur généalogie avant que la numérisation et les accès en ligne existent le savent bien.

      On en revient au point de départ de cette discussion, ma mention à votre attaque virulente contre Geneanet.
      Vous n'avez tellement pas apprécié le choix de Geneanet d'offrir les archives du Finistère à l'indexation que vous avez parlé "d'un système ambigu (...) qui permet un pillage organisé, particulièrement insidieux, du travail des associations".
      Cette seule phrase donne largement à penser que vous vous sentez propriétaire des archives et de la seule indexation légitime : celle du CGF.
      Quand on continue à lire votre prose, on trouve pêle-mêle des appels au boycott en ne participant pas aux indexations ou en demandant de ne pas mettre les arbres en ligne sur ce site, des comparaisons étonnantes entre les sites (si vous rentrez dans les chiffres bruts, je ne suis pas sur que vous soyez gagnant) et une opposition farouche entre le modèle associatif et le modèle de société.
      Si ce n'est pas une déclaration de guerre, c'est bien essayé.
      Notez en passant que si Geneanet a présenté les archives du Finistère, on peut légitimement penser que c'est parce que les archives ne sont pas en ligne.
      Pour les autres départements, des indexations existent, amenées par des associations ou des utilisateurs du site.
      La mention de votre discours n'était là que pour montrer que Geneanet n'était pas plus apprécié que cela dans le Landerneau de la généalogie française, notamment associative.

      Geneanet a fait un choix d'avenir, on verra si cela se traduira par un prix prohibitif qui fera retourner les utilisateurs dans les bras des associations.

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  6. Réponse de Jean François Pellan ci-après.

    Jean-Claude Le Bloas

    ===============================

    Je maintiens que dans notre monde, il n'est pas normal de se présenter sous pseudonyme et qu'il n'y a aucune raison de se cacher quand on veut s'exprimer.

    Il faut peut-être reprendre l'histoire de la généalogie, il y a une bonne quarantaine d'années en arrière. On a tendance à ne voir la généalogie que depuis qu'existe la numérisation. C'est une erreur de casting.

    Le CGF a commencé à avoir un nombre important d'adhérents très tôt, alors qu'il n'y avait ni Internet, ni numérisation, ni ordinateurs.
    On a travaillé sur les archives en se déplaçant et en indexant sur papier, dès le départ.
    Mais notre politique, dès pratiquement le début, a été ne ne rien vendre, de faire de nombreuses réunions et de s'appuyer sur notre revue.
    On a suivi comme toutes les associations les avancées technologiques, ordinateur, indexations informatisées et numérisation, mises en ligne de nos propres photos, lettres d'infos à nos adhérents tous les 15 jours en général. Il n'y a aucune raison de rester à la traîne.

    Les fondamentaux, chez nous, n'ont donc pas changé et le nombre plutôt important d'adhérents que nous avions déjà à l'époque s'est trouvé conforté tout simplement et re-conforté grâce à des informaticiens programmeurs qui ont bien mis en valeur nos travaux.
    L'histoire démarre donc bien avant les numérisations d'actes, la faire partie de là est une erreur. Vouloir croire que l'absence de numérisation dans le Finistère a été le principal moteur pour faire adhérer ne peut être accepté, quand je reprends les statistiques. Il en a certainement permis, mais pas dans des proportions extraordinaires.

    L'erreur de beaucoup d'associations, pour moi, a été de vouloir faire du commerce avec Geneanet et Swic devenu NF.com puis Filae, en mettant leurs relevés à disposition pour les vendre. Elles ont fait de l'argent au début, ce qui a donné des idées aux commerçants, mais depuis elles voient l'argent se raréfier.

    On ne peut reprocher aux sociétés d'avoir compris ce qu'il fallait faire pour capter cette clientèle. Ils ont été inventifs, pragmatiques et ont une très belle réussite à ce jour, qui va rapporter pas mal d'argent à leurs dirigeants. Tant mieux pour eux, et cela ne me rend pas jaloux pour un sou, si je puis dire !

    Les archives sont le bien de tous.
    Notre travail est pour nos adhérents (et nous le mettons à disposition pour partie via Geneabank à d'autres s'ils le souhaitent). Je ne suis pas sûr que GBK soit un produit d'appel qui fasse venir des adhérents pour aller visionner les relevés des autres associations, contrairement aux propositions commerciales avec partie notamment gratuite.

    Les sociétés commerciales ont une approche généraliste, sans limite géographique pour capter la clientèle la plus large, ce qui est normal. Une association départementale comme la nôtre ne peut donc qu'être spécialiste et a donc un territoire limité, qui ne peut intéresser qu'un nombre forcément limité de gens ayant leurs racines chez nous.

    Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent et jamais ceux qui les tiennent. Comme vous dites, on verra bien si les prix augmenteront ou non.
    En général, ceux qui ont mis de l'argent dans des sociétés commerciales souhaitent un retour sur investissement. On vend alors les immeubles (là il n'y en a pas) ou on augmente les tarifs.
    Il serait donc étonnant que ces investisseurs donnent dans "l'humanitaire généalogique" et ne réclament pas un retour financier.

    Quant aux associations, je crains et suis pratiquement sûr qu'elles ne verront pas grand monde revenir vers elles, même si les prix augmentent chez les commerçant. Le train est passé...

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    1. De mon côté, je pense que se référer à une période d'il y a 40 ans sans évoluer dans son schéma de pensée est une erreur.
      Effectivement, pour ces associations, le train est passé.

      Quand j'ai commencé la généalogie, j'ai adhéré à une association locale là où j'habitais.
      Elle ne m'a rien apportée car mes racines n'étaient pas là où je vivais et je n'ai pas pu lui apporter grand chose car ma vie professionnelle prenait la majorité de mon temps (impossible de se rendre aux archives en soirée pour indexer ou photographier).
      Geneanet, Geneabank, Genealogie.com ou NotreFamille.com n'existaient pas encore.
      Après recherches, mes racines plongent dans la moitié des départements Français allant du Nord au Pays-Basque et de la Normandie à la Corse.
      Si j'avais dû adhérer à chaque association qui a photographié ou indexé des actes pour les départements qui m'intéressent, si j'avais dû acheter chaque liste éclair où un patronyme utile apparaissait, je n'aurais pas avancé ma généalogie autant qu'elle l'est actuellement.
      Alors je ne regrette pas le temps béni des colonies.
      Je suis heureux que des sociétés commerciales proposent des bases nationales pour accélérer mes recherches et que les archives soient en ligne pour la grande majorité de la France puisqu'aucune fédération ou association ne l'a fait à leur place.
      Geneabank, francegenweb, geneactes n'ont pas la praticité et l'ampleur de sites comme Filae ou Geneanet. (Oublions feu Bigenet).
      Le paiement à l'acte ou le teasing (adhérer chez nous, vous trouverez l'acte que nous avons indexé) sont des modèles dépassés.

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  7. Zurga, n'oubliez pas que vous vous adressez à un breton...

    ;o))

    Jean-Claude Le Bloas

    =============================

    On dit qu'il faut savoir d'où l'on vient pour savoir où l'on va. C'est pourquoi on fait de la généalogie, n'est-ce pas ?
    Pour les associations, il faut savoir d'où elles viennent pour savoir où elles vont et où elles en sont à ce jour.

    Pourquoi le CGF dépasse les 5 000 adhérents depuis longtemps ?
    Il y a environ 35 ans, nous avions obtenu la collection complète des microfilms du Finistère. Coup de chance ? peut-être, mais rien n’empêchait les autres associations d'en faire autant, sauf que les services d'archives en France ne pratiquaient, sans doute, pas tous le microfilmage. Cela nous a permis de faire beaucoup de dépouillements.

    Ce n'est donc pas le défaut de numérisation des AD29 pendant de nombreuses années qui nous a apporté des adhérents. A titre d'exemple statistique le CGF avait 5499 adhérents au 31 décembre 2007 (époque où il n'y avait aucune numérisation) et très exactement 5497 ce jour !

    Je comprends très bien que l'on ne peut adhérer partout quand on a des ancêtres dans plusieurs départements et que l'on puisse apprécier des sites généralistes sur l'ensemble de la France.

    Si on est Breton, (tous mes ancêtres sont dans le 22 sans exception et ceux de ma défunte épouse dans le 29) l'approche associative avec Geneabank est bonne, puisque le CG22 et le CG29 dépassent chacun les 10 millions de relevés et que les autres associations des autres département ne sont pas mal non plus.

    Adhérer chez nous, quand on a des ancêtres Finistériens permet à partir de nos relevés d'avoir accès à des références biographiques ou des chaînons d'actes (aux environs de 500 000) obtenues à partir de livres, revues, journaux, sites divers et variés, de très importantes transcriptions de la série B, aux photos des individus. Sur beaucoup de relevés, il y a donc de la matière pour appréhender la vie de son ancêtre.

    La dernière nouveauté d'il y a quelques jours, c'est qu'à partir de nos relevés, nous faisons le renvoi sur le site des décès de l'INSEE, mais aussi sur notre base, dénommée BAGAD, qui contient les généalogies des adhérents, (base aussi très performante avec navigation dans l'arbre). Cela permet de détecter des cousinages avec d'autres adhérents, car on indique que l'adhérent n°.... et le n°...., voire plusieurs ont cet ancêtre en commun. Il est alors possible de comparer les arbres.

    Vous écrivez ceci : "Je suis heureux que des sociétés commerciales proposent des bases nationales pour accélérer mes recherches et que les archives soient en ligne pour la grande majorité de la France puisqu'aucune fédération ou association ne l'a fait à leur place."

    Pour les mises en ligne des archives du Finistère, le département a grandement rattrapé son retard et le CGF est une association qui met en ligne également. Les AD29 le font pour la série du Greffe jusqu'en 1936 ; notre choix s'est porté principalement sur la série en mairie, ce qui permet de comparer entre les 2 collections, mais nous nous mettons en ligne, dans le respect des textes des collections plus récentes, notamment pour les décès. Il va de soi qu'à partir de nos relevés, il y a renvoi sur les 2 collections numérisées automatiquement.

    On aurait sans doute pu être copié ou au moins tiré des enseignements de ce que nous faisions. Les associations ont choisi un autre modèle. A chacune d'en tirer des conclusions.



    Pour moi, l'avenir des associations réside dans la spécialisation.

    Dommage que vous n'ayez pas d'ancêtre dans le Finistère, car je pense que vous auriez aimé (peut-être) ce que nous proposons.



    J F PELLAN

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