samedi 5 septembre 2020

Voilà déjà un moment que je n’ai pas rédigé d’article sur le blog. La faute à beaucoup de choses. Un premier semestre que je qualifierais d’étonnant. Une activité professionnelle intense en raison d’un premier virus (informatique) suivi par un second qui a bouleversé (temporairement) nos vies. Ajoutons à cela des choix à effectuer pour chacun de mes garçons dans le cadre de leurs études. Tout cela a laissé bien peu de place à la généalogie, aux recherches et donc aux articles.

Et pour ce nouvel article, une fois n’est pas coutume, je ne vais pas parler de généalogie.

Ceux qui me suivent sur Twitter ont dû s’apercevoir que je relayais de temps à autre des messages sur l’Espace. Depuis mon adolescence, j’ai toujours été attiré (je ne dirais pas passionné) par ce qu’il se passe au-dessus de nos têtes. Les rares « beaux livres » de ma bibliothèque chez mes parents étaient consacrés au Cosmos.

Je me souviens de mon exposé en CM2, avec mon camarade François, sur le système solaire, merveilleusement illustré par les images que nous avions découpées dans ces fameux cahiers rouges aux Editions Arnaud que nous achetions (ceux de ma génération) pour y découper no

Ordinateur Matra Alice
Matra - Alice
tamment des
images.

Mon premier ordinateur fut un Alice 32, dont la mémoire vive faisait …. 16 Ko. J’avais recopié, depuis un magazine, un programme en basic qui allumait des pixels à des places bien précises sur l’écran. Tout cela pour présenter, une fois achevée, une belle carte du ciel avec les étoiles visibles sous notre hémisphère.

Mais étonnamment, je n’ai jamais poussé plus loin cette curiosité. 

J’ai découvert un matin dans le courant du mois de Juin par la radio que la comète Neowise, découverte en Mars de cette année serait visible à l’œil nu jusqu’à la fin du mois de Juillet. Au passage, il est d’ailleurs étonnant que personne n’ait lancé de théorie complotiste sur l’apparition de cet objet dans le ciel alors que le confinement se lançait en France.

Arrivé tôt au bureau et avant de démarrer ma journée, j’ai pris l'habitude d'ouvrir un des sites internet que je suis pour faire de la veille techno (et un peu geek). L’un de leurs articles du jour portait sur le test d’un télescope connecté.

Le soir, en consultant Twitter, je suis tombé sur un message d’@astropierre qui, à une mère qui lui demandait un conseil pour choisir un télescope pour son fils, répondait le plus logiquement du monde que la meilleure des choses à faire était de se rapprocher du club d’astronomie le plus proche. 

Conseil que je me suis appliqué immédiatement en lançant une recherche pour découvrir qu’un club existait à quelques kilomètres de chez moi et que leurs lieux privilégiés se trouvaient en forêt de Rambouillet et dans mon village d’enfance à une 15aine de kilomètres.

Il est clair que le ciel cherchait vraiment à me dire quelque chose ce jour-là.

Comme à mon habitude, je profite de mes congés d’été pour lire quelques romans. Et parmi ces livres, je viens de finir "Le Cosmos et le Lotus" de Trinh Xuan Thuan. L’auteur y relate son enfance au Vietnam avec une éducation française, mais qui a réalisé ses études supérieures et sa carrière de chercheur en
astronomie dans les plus grandes universités américaines.

Dans l’un de ses passages, il évoque dans un passage empreint d’une certaine nostalgie l’arrivée d’Internet et ses apports dans son activité. Il se rappelle les longs moments passés à observer le ciel, parfois dans le froid, au pied du télescope, tout en luttant contre le sommeil. Alors qu’aujourd’hui, il peut le piloter à distance, même depuis chez lui.

Je n’ai pu m’empêcher de sourire à la lecture de ces mots, en pensant moi-même aux regrets des généalogistes que j'entends expliquer l'attente avec impatience, du courrier du facteur pour recevoir après plusieurs semaines la copie d’un acte demandée en mairie, alors qu’aujourd’hui, 3 clics suffisent pour nous ouvrir les registres paroissiaux ou l’état civil communicable pour quasiment tous les départements de France.

Le généalogiste cherche ses racines en remontant le temps et les branches de son arbre. Pour comprendre et savoir d’où il vient.

Il me semble que l’astronome, lorsqu'il regarde dans le ciel lointain procède du même raisonnement. Car regarder loin dans l'espace, c'est regarder loin dans le temps.

Il n'est donc pas impossible que je publie dans quelques temps des articles où vous verrez poindre des photos de ce type.

 

La galaxie du Tournesol - Image Wikimedia Commons

 Mais je vous rassure, pour faire cela, il faut des connaissances, la compétence et le matériel adéquat. Autant dire qu'il faudra patienter un peu pour cela.

Il n'était donc pas étonnant que le texte dont je me souviens le mieux de mes années de collège-lycée reste celui de Blaise Pascal : Les deux infinis


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2 commentaires:

  1. Excellente idée, et jolie passion. Quand je vais à Latillé, je passe du temps dehors la nuit y est noire, les étoiles nombreuses. Maman me les racontait quand j'étais petite, mais j'ai bien oublié tout ca :(

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    1. Je pars à la découverte. On verra dans quelques mois si le virus prend. Mon porte-monnaie va espérer que non, car c'est un loisir qui peut vite l'enflammer. La généalogie fait prendre conscience que nous ne sommes que de passage. L'astronomie te fait comprendre que tu n'es qu'une petite poussière. Cela amène à l'humilité et te pousser à profiter de nos petits instants de bonheur.

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