dimanche 13 août 2017


Céline vient d'écrire un billet sur un thème auquel je pensais depuis 2-3 jours. Depuis le message de Clément BECLE  en réalité, lorsque ce dernier annonçait le lancement de son projet personnel #Wedding6

Facebook - genbecle.org

Il faut bien le reconnaitre, je sais mener des projets à titre professionnel ou bien si je suis dans un cadre défini avec d'autres interlocuteurs, mais dès que je me retrouve seul à mon bureau, mon caractère dispersé reprend le dessus et la sérendipité frappe.

Après quelques échanges sur Twitter, je me suis rappelé que mon objectif G10 , démarré il y a 2 ans, était au point mort le plus complet. L'avancement de mon dépouillement sur #1J1P n'a pas plus évolué. Et l'activité de mon blog n'est guère plus

Je dois prendre un compte un point important: je manque de temps. La faute à mon activité professionnelle très prenante, et surtout ma propension à accepter tout challenge qui se présente à moi.

Ce court billet aura l'intérêt de poser les bases de mon travail à venir ces prochains mois (pas sur que je le respecte, mais sans objectif, ce serait pire). Depuis un bon moment, j'ai l'ambition de rédiger un livre pour mon père sur ses ancêtres. Mais pour qu'il soit le plus propre, je me tiens à récupérer tous les actes dont je connais l'existence, mais qui ne sont pas présents dans mon fichier.
En effet, ma branche paternelle m'est bien connue, car l'un des cousins germains de mon père a déjà effectué une bonne partie de ces recherches. Mais j'ai pour cela une source générique au nom de ce cousin. A charge pour moi désormais d'aller mettre à jour l'ensemble de ces actes sur les archives en ligne.
Et il y a du travail. Cette source est utilisée 2 668 fois dans mon fichier. Si je restreins à mes Sosas


On passe à 894 événements concernant 517 individus.

A cela s'ajoute des contrats de mariage et des testaments dont j'ai les côtes et qu'il me reste à récupérer, mais surtout à transcrire.

Comme je l'ai écrit dans les commentaires du billet de Céline, je ne peux pas imaginer passer 100% de mon temps généalogique sur ce sujet.

J'ai donc un stock de projets à mener en parallèle :
  • Une présentation lors du prochain Congrès de Généalogie, que j'aurais le plaisir d'animer avec Céline SOUËF et Brigitte SNEJKOVSKY 
  • Des présentations (encore) lors des Assises de la Généalogie
  • Rédiger au moins 5 ou 6 articles sur le blog
  • L'analyse des indices que me propose Heredis Online
  • Un petit retour sur mon Objectif G10

Sans nul doute que d'autres sujets viendront se greffer à tout cela

Et vous, des projets en vue ?



jeudi 27 juillet 2017



Alors que le monde (et plus particulièrement dans les pays développés) a connu une forte informatisation ces 40 dernières années, le petit monde de la généalogie n’a pas été en reste. Les premiers logiciels sont apparus il y a plus de 25 ans. De plus en plus sophistiqués, de plus en plus connectés, ils regorgent de fonctionnalités toujours plus évoluées. Certains nostalgiques diront même parfois trop.

Les éditeurs de ces logiciels sortent régulièrement de nouvelles versions avec de nouvelles fonctionnalités. Pour une raison simple, soyons honnête : la vente d'une nouvelle version ou d'un nouvel abonnement permet simplement à ces petites structures d'assurer le chiffre d'affaire qui permettra de payer leurs employés.
Il faut donc innover, et tenter à chaque fois de trouver LA fonctionnalité qui déclenchera des ventes ou de nouveaux abonnements.

Ces logiciels, parmi les plus vendus, sont utilisés par des dizaines (centaines ?) de milliers d’utilisateurs, chacun avec ses spécificités de saisie, ses habitudes, voire ses petites manies. Et autant d’usages.

Le développeur (celui qui écrit le code informatique d’une nouvelle fonction) va évidemment réaliser quelques tests pour contrôler que la fonction répond bien aux attentes de ce qui a été écrit. On parle ici de tests unitaires.
Sur le papier, cela semble facile, et on pourrait imaginer s’arrêter à ces quelques tests. Après tout, c’est au développeur de bien faire son travail.
Certes, mais c’est hélas très réducteur. Si on demande en effet au développeur d’écrire une fonction d’addition dans un logiciel, ses tests seront largement suffisants pour bien démontrer que le travail a été fait correctement.

Si je demande à développer une nouvelle fonction d’ajout de Parent à mon logiciel de généalogie. Cela semble également évident. J’ai un individu Jean. Et je crée une fonction d’ajout d'un Père. Le test sera facile. J’utilise la fonction pour créer Bernard qui sera père de Jean, et bing, le test est fini.
Sauf qu’il faut vérifier que si j’utilise la numérotation Sosa, le père de Jean doit bien porter lui aussi un numéro Sosa, et en plus le bon.
Que si Jean a déjà une mère, la fonction doit elle de facto marier Bernard à la mère ? Et si Jean a déjà des frères et soeurs par sa mère, ces derniers doivent ils être automatiquement rattachés à Bernard ? Et si la mère a déjà un conjoint, comment cela se passe t’il ? Et si, et si ?

On le voit bien une simple fonction, toute bête sur le papier, peut avoir des implications et des ramifications profondes. Et c’est là qu’intervient le béta-testeur.

Le bêta testeur, mais c’est quoi un béta-testeur ? Alors non, ce n’est pas un testeur un peu neuneu, il s’agit juste d'une habitude de nommage.

Un cycle de développement informatique passe par de nombreuses étapes que je vais schématiser très sommairement en:
  • Rédaction du cahier des charges (les grandes lignes) puis les spécifications détaillées
  • Le développement informatique à proprement parler. 
  • Les tests unitaires (je vérifie que la fonction répond globalement à ce qui m'a été demandé)
  • Une phase alpha de test: la fonction est livrée, pas le logiciel complet. On se focalise donc sur la fonction.
  • Une phase bêta de test: on s’approche de la condition réelle d’usage. Il faut faire comme si le programme était prêt à être livré.
En parallèle de ces deux dernières phases, on y ajoute bien souvent des tests dits de non régression. Pour vérifier que le développement  des nouvelles fonctions n’a pas déréglé les anciennes.

Les éditeurs de logiciel font généralement appel à des utilisateurs volontaires pour les deux dernières phases. En effet, quoi de mieux que des utilisateurs lambda pour tester une nouvelle version d’un logiciel. Et cela n'a rien à voir avec les capacités de l'éditeur. Facebook, Google ou encore Apple font également appel à des bêta testeurs.

Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, je suis moi-même béta-testeur du logiciel Heredis.
Que son éditeur soit ici rassuré, je ne vais pas révéler ici de secrets bien gardés, car il y a une première règle à laquelle doit s’engager un testeur, c’est la confidentialité. Cela semble être une évidence, mais parfois, il faut enfoncer des portes ouvertes.
Comme le testeur a accès plusieurs mois à l’avance à la nouvelle version d’un produit, il est évidemment tenu de ne pas divulguer le contenu de ces nouveautés en dehors du cercle des testeurs (la concurrence s’en réjouirait).

Concrètement, en quoi consiste le travail du testeur ?

Et bien c’est relativement simple. De manière régulière, l’éditeur fournit son application en indiquant les évolutions et corrections apportées. Aux testeurs de vérifier la bonne correction des bugs et le bon fonctionnement des nouveautés. 

Pour cela, une règle d’or: Toujours travailler sur une copie de son propre fichier généalogique.

En effet, quoi de mieux que son propre fichier pour tester un logiciel. Nous en connaissons les familles, les liens, les particularités, les implexes.
Il est bien entendu régulier de se créer des fichiers de test, contenant quelques individus dans une configuration spécifique pour tester une fonction, ou bien au contraire des fichiers contenant des dizaines voir centaines de milliers d’individus pour éprouver la résistance de certains traitements.

Mais pour ses propres données, toujours sur une copie de son propre fichier. En effet, lors d’un développement de version, la structure du fichier peut changer. Et un fichier traité dans la version N ne sera plus forcément ouvrable avec la version de test N+1.  

Et le testeur n'a qu'un objectif: trouver des bugs. Et le reporter à l’éditeur pour qu’ils puissent les corriger avant la sortie.
Tout en sachant qu’il ne sera pas possible de tous les trouver. Mais à tout le moins d’en réduire au maximum le nombre.


Que gagne le testeur ?

Même si les gros éditeurs comme Microsoft par exemple rémunère les chasseurs de bugs pour Office 365 (au minimum 500$ par bug trouvé), il n’en est pas de même pour Heredis (tout comme pour un éditeur de logiciel pour smartphone dont j’ai été testeur il y a quelque temps déjà). Le testeur n’est pas rémunéré en numéraire. Mais généralement il reçoit quelques cadeaux de la part de l’éditeur, ce qui semble être la règle, y compris dans l’univers des jeux vidéos comme j'ai pu le lire en faisant de rapides recherches sur le sujet. 

Et je vais peut-être tuer le rêve de quelques uns : non, ce n'est pas le testeur qui décide de ce qu’il y aura dans les prochaines versions. L’éditeur est bien entendu à l’écoute des attentes des testeurs, mais aussi, je le suppose, des utilisateurs qu’ils ont en support téléphonique, sur les forums, les réseaux sociaux ou les salons où ils rencontrent leurs utilisateurs. Bien sur, nous donnons notre avis sur les fonctionnalités que nous sommes amenés à tester, mais je n'ai encore jamais vu une fonction emportée l'adhésion complète de l'ensemble des testeurs.

Pourquoi être testeur ?

Je ne répondrais pas pour mes petits camarades de test, mais pour ma part, ma motivation reste celle du geek : tester en avant première et découvrir des fonctionnalités. J’en fait de même à titre professionnel où je teste régulièrement les nouveautés de notre service informatique.

Tester un logiciel, un rêve ? 

Sur la papier, oui. Dans la réalité, un peu moins. Certes, on découvre les fonctionnalités avant les autres utilisateurs, mais c’est au prix d’un travail assez ingrat. En effet, le testeur va passer des heures et des heures à se focaliser sur une fonctionnalité, sans travailler sur son propre fichier, puisque comme je l’ai expliqué plus haut, on ne peut faire de saisie en réel.
Avoir un peu d'ancienneté sur les tests est intéressant. On se focalise assez rapidement sur ce que l'on doit tester et une certaine routine de test permet d'aller vite.
Toutefois, il me semble important que les éditeurs accueillent régulièrement de nouveaux testeurs pour apporter à chaque fois un nouveau regard sur les évolutions qui sont apportées sur nos logiciels favoris.

Si vous vous sentez également l'âme d'un testeur, que vous avez du temps à y consacrer, prenez contact avec votre éditeur favori. Ils sont surement à la recherche de testeurs motivés.






samedi 25 mars 2017


Voila un moment que je n'ai rien publié sur ce blog (la faute à une activité salariée très prenante, ce dont je ne me plains pas). Et pour une fois, ce sera un billet d'humeur.

Je profite de ce samedi matin pour lire mes mails personnels reçus durant la semaine, notamment ceux provenant des Groupes Yahoo auxquels je suis inscrit.
Parmi ceux-ci, un message de Jean-Claude LE BLOAS sur la liste Yahoo CG22 indiquant que le rapport de l'AG du CG22 est en ligne.

Le rapport de l'Assemblée Générale est très classique pour une association de ce type et conforme à ce que l'on pouvait lire les années précédentes.

C'est en fait le dernier paragraphe qui m'a particulièrement interpellé. Je le retranscris tel quel:

"Monsieur Jean-François PELLAN, président de l’UGBH, nous fit part de ses réflexions sur l’avenir de la généalogie, et le danger que représentent les marchands de l’envergure de Filae ou de Généanet, invitant les généalogistes à ne pas offrir leur bénévolat et leurs données aux marchands du web, mais plutôt aux associations, pour qu’elles restent en mesure de conserver leurs emplois salariés. Il exprima le regret que la Fédération Nationale de Généalogie soit bridée dans les actions qu’elle pourrait mener au niveau national, par la faiblesse des cotisations de base des associations fédérées, et par contre-coup par la faible part de leur cotisation revenant à la FFG"

J'ai relu ce passage plusieurs fois et la première phrase (que j'ai mis en gras) me dérange. Avant d'en expliquer les raisons, je précise:
- que je ne connais pas Mr PELLAN personnellement, même si nous nous sommes croisés sur quelques salons sur Paris
- que je salue son travail tant au Cercle Généalogique du Finistère (mon épouse cousine avec lui au travers d'ancêtres papetiers) que pour son action bénévole sur l'ensemble des mandats associés au monde généalogique qu'il a exercé ou qu'il exerce encore.

Tout cela pour dire que je n'ai aucun a priori, positif ou négatif à son propos. Il se peut d'ailleurs que cette transcription, forcément parcellaire puisque issue d'une intervention plus longue ait quelque peu dévié le message initial de son auteur (l'exercice de résumé est toujours délicat, j'en conviens).

Il n'empêche, je ne peux être d'accord avec cette première phrase qui semble opposer de fait les méchants marchands (sous entendu du temple) et les gentilles associations. Le sujet n'est pas aussi simple.
Et c'est surtout l'argument ultime qui me fait bondir. Pourquoi ne faut il pas aider Filae (ex-Genealogie.com), Geneanet et autres ? Pour préserver les emplois salariés des associations.

Préserver des emplois à l'heure actuelle dans notre pays est forcément une bonne chose. Mais si c'est pour en détruire de l'autre (chez les marchants), la position me parait moins évidente.

Je rejoins Mr PELLAN sur l'alerte faite aux généalogistes de ne pas forcément remettre aussi rapidement leur travail bénévole à des sociétés privées (je préfère ce terme à marchand). J'entends le fait de faire un travail bénévole qui sera exploité financièrement par ces mêmes sociétés privées, sans obtenir de contrepartie. Dès lors qu'une entreprise en tire un bénéfice, il me semblerait juste de gratifier celui qui lui apporte de la valeur.
J'entends également parfaitement le fait d'en faire profiter les associations généalogiques en remettant ce même travail bénévole.
Mais ce n'est pas forcément l'un OU l'autre. Cela peut aussi être l'un ET l'autre. C'est un choix du bénévole qui lui appartient.

Mais cette position ne peut pas être appuyée par le fait de préserver des emplois au sein d'une association. Car cela revient à positionner l'association au même rang qu'une société privée : vendre un produit pour payer le salaire des employés.

Pour appuyer mon propos, je vais revenir semble t'il à la base de l'action du généalogiste : faire des recherches sur ses ancêtres.
Et pour cela, il va forcément utiliser toutes les ressources à sa disposition. Que l'information vienne des associations, des archives directement ou bien aussi des informations provenant des sociétés privées (je ne saurais évidemment être exhaustif sur toutes les sources possibles).

Si le généalogiste se tourne vers les produits d'une société privée, c'est bien que celle-ci lui apporte le service qu'il attend. Si une association (ou autre) fournit le même service, gratuitement ou via le biais d'un abonnement, c'est au généalogiste de faire son choix suivant ses convictions.

Je vais prendre mon exemple personnel. J'ai démarré ma généalogie réellement en 2008. Je me suis inscrit bien vite au CG22 (plus tard au CGHP). Et j'ai largement usé et abusé des services des outils Corail Net et Granite Net. Et je sais gré pour cela aux services du CG22 d'avoir su les mettre en place, et aux bénévoles qui ont indexé leurs données.
Mais j'ai aussi profité des services que m'ont fourni Geneanet et Heredis Online, qui ont aussi participé à faire croitre mon arbre.

Filae est également nommé, je ne les passerais donc pas sous silence. Pour Filae, la question est de plusieurs ordres
Est ce légal ? Mr PELLAN est bien plus qualifié que moi pour y répondre, c'est un terrain sur lequel je ne peux aller. C'est à tribunal de dire la loi, certainement pas à moi.
Est ce moral ? Là aussi, on peut discuter de la façon cavalière de récupérer les données, mais au final, pour rester pragmatique, n'oublions pas un point: c'est en ligne sur le net, donc on peut le récupérer.

Après, ce qu'il faut reconnaitre (et je ne suis pas client de Filae), c'est qu'ils offrent un produit extraordinaire pour celui qui débute. Et je peux dès lors exprimer un regret. Pourquoi les associations et les AD n'ont pas pu fournir un tel service ? Les images sont là. Les données sont là. Alors pourquoi ?
La faute probablement à la volonté locale de ne surtout pas avoir le même navigateur que celui du voisin. De ne pas partager des données car c'est souvent la seule source de revenu. Et cette liste doit pouvoir s'allonger à loisir.

Alors un acteur privé a fait ce qu'aurait du probablement faire les acteurs publics et associatifs depuis longtemps. La question n'est plus de savoir si c'est normal, légal, moral. La question est plutôt comment réagir.
Et si la réponse n'est pas trouvée rapidement, la situation des associations ne s'améliorera pas.


Lorsque l'électricité a commencé à arriver dans les maisons, les fabricants de chandelle ont tenté de faire interdire les ampoules. Avec le résultat que l'on connait.

Nul doute qu'un tel sujet va faire réagir, j'attends les réactions avec intérêt.

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Précisions finales, j'indique qu'après des années d'adhésion au CG22, je n'y ai pas souscris cette année. Pour la même raison principale que pour Geneanet il y a quelques mois: le manque de temps. Vous pouvez relire en détail ces raisons dans mon article précédent : Renouveler ou pas. Mais nul doute que je me réinscrirais l'an prochain.
Je précise aussi que j'ai fait (très modestement) partie des "fourmis" du CG22 après avoir indexé l'Etat-Civil du petit village de Kerpert, ainsi que la classe de 1872 pour les registres matricules. Et dès que j'aurais plus de temps à y consacrer, je me lancerais à nouveau dans ce type d'action pour le CG22 ou le CGHP.

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