mercredi 29 juin 2016


Génération Y, vous en avez forcément entendu parler lors des journaux télévisés, généralement en projetant une image assez négative de ces jeunes, nés approximativement entre 1980 et 1995, et qui représentent cette génération née avec Internet et l'environnement numérique et digital.

Nés dans un monde éloigné de la guerre, ils ont grandi avec le sida comme compagnon de leur découverte de l'amour, mais ont bien souvent l'écologie chevillé au corps. Ils sont surtout une vraie révolution dans le monde du travail (je peux en témoigner), car cette génération respecte plus la créativité que l'ancienneté, et surtout ne mettent pas l'accomplissement professionnel au rang n°1 de leurs priorités.

Fort heureusement pour vous, je ne me suis pas lancé dans une vaste analyse sociologique (ce dont je serais bien incapable), mais je souhaitais juste faire un rappel sur cette génération qui a aussi grandi avec l'essor des réseaux sociaux : Facebook et Twitter en tête, bien connus des généablogueurs.

Généralement, on ne voit de Facebook que la face obscure, utilisé par des milliards de personnes qui dévoilent sans filtre le moindre détail de leur vie, et combien même ils auraient bien masqué les informations, un bug permettra toujours d'avoir accès à ce genre d'informations.
Mon propos ici de ne pas tenir un panégyrique de ce réseau social, mais de montrer qu'un tel outil (car cela ne reste qu'un outil) peut aussi avoir une utilité généalogique.
Car il existe de très (trop ?) nombreux groupes d'utilisateurs, qui peuvent échanger sur de très nombreuses thématiques. En premier lieu, je pense à tous les groupes départementaux, privilégiant des échanges généalogiques sur une zone géographique dédiée. Il en existe de nombreux autres en lien avec la généalogie, je vous laisse les découvrir sur Internet au gré de vos recherches.

Mais pouvons-nous imaginer des réseaux sociaux purement généalogiques ? Et bien il semblerait que oui.
Le 11 Juin dernier, la Revue Française de Généalogie et Geneanet organisaient un nouvel événement Matins Malins dédié aux Réseaux Sociaux Familiaux avec les deux sociétés Famicity et Bescrib.

J'ai beaucoup apprécié les deux présentations, notamment celle de Famicity, car elle comble un besoin que je peux exprimer aujourd'hui.

Mes recherches généalogiques se portent massivement sur de la recherche d'ancêtres, du plus contemporain au plus éloigné. Mais ces recherches n'entrainent qu'un vague intérêt de la part de ma famille (même un peu large), si ce n'est la sempiternelle question: "Tu es remonté jusqu'à quand ?"
Mais surtout, je peux amasser des documents très intéressants sur des sosas ayant vécu il y a plus de 350 ans, mais tout en laissant de coté toute la masse d'informations chez mes cousins.

L'objectif de ces deux sociétés est bien de faire appel à la mémoire collaborative de tous les vivants pour construire un héritage familial. Nous avons tous dans des boites à chaussures de vieilles photos, des diapos ou des vieux super8. Et nous avons bien entendu de nombreux souvenirs. Alors pourquoi ne pas partager tout cela avec notre famille, tout en respectant la confidentialité ?

Je vous propose les deux vidéos de ces services pour que vous en ayez un premier aperçu.





Il reste pourtant un détail qui me chagrine et qui revient à celui exposé plus haut: la confidentialité. Aujourd'hui, les deux sociétés garantissent qu'aucune donnée ne peut être vendue à qui que ce soit, les membres étant les seuls propriétaires des informations stockées dans la base.
Pourtant, l'application Famicity est gratuite (Bescrib vient juste de se lancer). Sans publicité. Et dans le monde en 2016, aucune entreprise ne peut fonctionner sans revenus.
Et dans l'attente du modèle économique qui est en cours de définition, je préfère patienter.

Mais regardons cela de près. Car si nous le voyons d'un oeil parfois critique, nos enfants n'ont pas ces préjugés (même s'il faut bien les éduquer sur les risques de cette vie "en ligne").


Au fait, le Y de cette génération semble avoir plusieurs significations (suivant leurs théoriciens). Y comme la lettre formée par le cordon des écouteurs dont sont toujours affublés ces jeunes, musique dans les oreilles.
Alternative sur le Y car elle suit ma propre génération, la génération X, née après les Baby-Boomers.
Mais aussi Y car la sonorité de cette lettre en anglais se rapproche du mot Why (Pourquoi), reflétant cet inextinguible besoin de tout comprendre.


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