mardi 7 juin 2016



J'ai fait appel à quelques souvenirs et je pense pouvoir dater mon premier accès Internet personnel à la toute fin du 20ème siècle, puisque je pense avoir eu mon premier modem 56 kbps en 1999.



Pour rappel, ce petit modem se branchait sur la ligne téléphonique classique et se caractérisait par un son tout particulier lors de sa connexion. 









Au passage, et détail amusant, mes fils (le premier est né en 2000, son frère en 2002) n'auront jamais connu ce bruit caractéristique. Pour eux, Internet a toujours existé. En instantané.



Ce modem se branchant sur la ligne téléphonique, c'était donc facturé au temps passé, comme une communication locale si je ne m'abuse. Et il rendait par conséquent l'usage du téléphone impossible le temps de l'accès à Internet.



C'est quelques années plus tard que j'ai pris mon premier abonnement dit ADSL (chez le fournisseur historique à l'époque). Je fais l'impasse sur la signification de cet acronyme anglais et ne rentre pas dans le détail sur cette technologie.

Il faut juste avoir en tête que même si l'on branche un filtre spécifique ADSL sur la prise du téléphone, c'est pour utiliser une autre technologie (tout en passant par le réseau téléphonique) qui permet de séparer téléphone et accès Internet.



Si le filtre ADSL ne vous dit rien, en voici une image, vous en avez certainement un aujourd'hui, vu que vous lisez cet article depuis Internet.




Mon accès Internet se faisait donc au travers de la technologie ADSL à mon domicile jusqu'à il y a encore 18 mois. Le débit (c’est-à-dire la vitesse à laquelle arrive les informations depuis Internet chez mois, était de l'ordre de 10 Mbits).



La vitesse d'Internet, ou plutôt son débit, se mesure en effet en bits par seconde (bit/s)



Un modem 56K comme son nom l'indique allait à la vitesse de 56 Kilobits/s, soit 56 000 bits/s



Mon accès en ADSL (dit haut-débit) était de l'ordre de 10 Megabit/s, soit 10 000 000 bits/s (178 fois plus vite que ma connexion précédente)


Vous allez me dire que je devais donc être largement tranquille avec une telle vitesse. Et bien, malheureusement non.


Car qui dit nouveaux outils, dit nouveaux usages. Entre temps, la télévision par Internet est arrivée. Et si vous la faites justement passer par Internet, les fournisseurs bloquent 4,7 Mbit/s pour vous donner une image satisfaisante. Soit la moitié du débit disponible à mon domicile.



Et pour vous illustrer l'usage des 5,3 Mbit/s restant, je vous dresse le portrait d'une famille connectée:


"Monsieur est sur son PC et parcourt des Archives en ligne, remplit son fichier en ligne, tout en ayant plusieurs fenêtres Internet ouvertes.


Madame regarde nonchalamment la télévision (connectée à Internet bien sûr) tout en faisant ses courses sur sa tablette (connectée).



A l'étage, les deux adolescents jouent sur leurs ordinateurs, connectés avec des camarades de classe, avec lesquels ils discutent en visioconférence."

J'ai trouvé une image assez représentative de ma description au travers de la famille Patate.

Le quotidien ultra connecté de la famille Patate - ©lemag.bouyguestelecom.fr



Ce magnifique tableau idyllique était généralement et invariablement perturbé par un : "Papa, ca rame...."



Terme choisi pour exprimer le mécontentement adolescent sur le ralentissement important connu sur l'accès à Internet.


Et heureusement pour la paix des familles, le même opérateur historique qui m'avait apporté l'ADSL (mais que j'avais quitté) est arrivé en fin d'année 2014 avec le graal: La Fibre Optique.



Nouvelle technologie donc, basée sur des fibres en verre ou en plastique permettant des échanges de données grâce à l'échange de lumière dont on fait varier l'intensité. On parle ici de Très Haut Débit.



  • Mon accès ADSL était de 10 000 000 bit/s
  •  
  • Mon accès par Fibre Optique a multiplié ce débit par 20 en passant à 200 000 000 bit/s.


Ce choix m'évite aujourd'hui le "Papa, ca rame". Nul doute que d'ici quelques temps (les usages des objets connectés à Internet se démocratisant) le tuyau risque à nouveau d'être engorgé.



Il me restera alors deux solutions:

  • Passer à un débit supérieur (c'est déjà techniquement possible moyennant finance)
  • Retirer une ou deux variables de l'équation, c’est-à-dire attendre que mes garçons quittent le nid familial pour prendre leur envol.






Pour rassurer mes lecteurs à la lecture du tableau dressé plus haut et qui pourrait donner un tableau bien sombre où chaque individu du foyer reste cloitré dans sa pièce, relié au monde uniquement au travers d'un écran, mon épouse et moi-même donnons une grande importance aux échanges. Les repas se font en famille, sans écran perturbateur. Nous avons de longues discussions avec nos enfants sur les thèmes les plus futiles comme les plus importants.



PS: Cet article se voulait volontairement vulgarisateur pour expliquer en mots simples le passage au trois type d'accès à Internet que j'ai utilisé. J'ai donc fait quelques raccourcis et n'ai pas non plus abordé d'autres technologies comme les accès par câble ou par satellite.


3 commentaires:

  1. C'est vrai, j'ai eu moi aussi un modem 56k, un Apple quelque chose qui sonnait comme un téléphone… mais je ne faisais pas de généalogie à l'époque. Vive le câble !

    RépondreSupprimer
  2. A croire que vous habitez chez moi... et depuis 1999!!!
    Malheureusement, ici "maman, ça rame encore" car la fibre n'est pas encore disponible!! Ouiiiiiiinnnn! Mon fils a même proposé que nous déménagions... ;-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ça va venir. La France est en retard par rapport à nos voisins européens, mais cela avance tout de même.

      Supprimer

Subscribe to RSS Feed Follow me on Twitter!