mercredi 18 juin 2014


Après les lettres M comme Moine copiste et N pour le caractère sans fin de nos recherches, je termine cette partie sur certaines facettes du généalogiste par un autre trait de caractère qui doit caractériser un certain nombre d’entre nous: l’amour de l’ordre.

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Nous avons tous bien entendu des motivations différentes expliquant nos recherches généalogiques. Beaucoup ont eu un événement déclencheurs: une naissance, le décès d’un parent, la découverte d’un cahier, d’une photo. A d’autres, ce besoin est venu progressivement durant l’enfance, l’adolescence, voir leur vie d’adulte.

La plupart s'intéressent d’abord à leur propre arbre. Puis de fil en aiguille,  au gré des recherches et des découvertes, certains partiront sur la généalogie d’un village. D’autres creuseront la vie d’un couple, l’évolution d’un métier, telle ou telle guerre ou bien des sujets encore plus particuliers et plus pointus.

Mais derrière tout cela, se trouve un besoin d’ordre.

Est ce une conséquence de nos recherches ? La multitude d’informations collectées nous oblige à trier, classer, ranger, archiver pour ne pas être débordés et pouvoir retrouver la bonne information au bon moment.

Ou bien en est ce une des causes ? Un besoin profond de se positionner sur une échelle de temps, parmi tous nos ancêtres. La généalogie, de manière classique, se pratique de deux manières principales (il en existe d’autres, mais beaucoup de généalogiste en reste à ces deux types): en ascendance et/ou en descendance.

Pour chacune d’elle, le généalogiste bien souvent se positionnera, lui, ses enfants ou petits-enfants, comme Sosa n°1. Et automatiquement, le logiciel qu’il utilise calculera la place et le «rang» de chacun des ancêtres (même chose en descendance avec la numérotation d’Aboville).

Au début de mes recherches, j’ai vu l’ordre comme un moyen. Un outil. Je me demande de plus en plus si dans mon cas, ce n’est aussi une des causes de mes recherches.

Pour savoir où l’on va, il est de coutume de dire qu’il faut savoir d’où l’on vient. Même si comme aime à le répéter Dominique CHADAL, peu importe la destination, c’est plus souvent le voyage en lui-même qui est intéressant. Et rend notre (en)quête généalogique si passionnante.

2 commentaires:

  1. Merci pour le clin d'oeil. Je lis toujours tes billets avec un grand intérêt : il y a sûrement des raisons psychologiques profondes à notre passion pour la généalogie, mais difficile de faire sa propre analyse, alors continuons à voyager…

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    1. Loin de moi l'idée de me jeter dans une analyse du moi profond de chaque généalogiste. Je trouvais amusant de mettre en avant quelques traits de caractères que l'on peut trouver chez certains d'entre nous.

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