lundi 16 juin 2014


Dehors, le vent souffle au travers des grands arbres. L'automne tire sa révérence et le froid du nord commence à se faire sentir.
La nuit est tombée depuis longtemps, mais l'homme reste assis patiemment à son bureau. Eclairé par une faible lueur, à laquelle vient juste s'ajouter l'éclat du feu qui brule dans la cheminée.
Penché sur son bureau, il a devant les yeux de vieux écrits, rédigés par d'autres avant lui, qu'il tente de déchiffrer puis de reproduire sur son propre papier.
Il faut dire qu'il a démarré ce travail il y a peu. Il n'était pas le meilleur de sa classe en latin et ses professeurs n'étaient pas toujours tendres avec lui.
Alors méticuleusement, il reprend, lettre après lettre, chaque mot et les couche sur le papier sous ses doigts.

Je ne sais pas pour vous, mais en faisant cette rapide description, je me suis assez bien vu à mon bureau, devant mon écran d'ordinateur, suant sang et eau pour comprendre ce que le notaire ou le prêtre a bien voulu écrire sur cet acte de dispense de consanguinité du 16ème siècle ou bien sur cet acte de baptême du 17ème.
Et pourtant, ce n'est pas d'un généalogiste du 21ème siècle dont je voulais parler, mais plutôt d'un moine copiste du Moyen Age, qui, dans les courants d'air du Scriptorium, recopiait inlassablement le travail de ses ainés.

D'où mon M. Comme Moine copiste.

Monk copyist in a scriptorium woodcut - Wikimedia Commons
Que lien entre généalogie et moine copiste me direz vous ? 

Au delà du clin d'oeil ci-dessus (et parfois, je me surprends réellement à me dire que je suis un moine copiste), je voulais parler brièvement de l'importance de la religion dans la pratique de la généalogie moderne.

Car la lettre M se retrouve pareillement au coeur d'un sigle bien connu de tout généalogiste: BMS

Ces fameux Baptêmes- Mariages - Sépulture qui nous permettent de poursuivre nos recherches avant la Révolution.
De nombreuses sources (judiciaires, notariales, etc...) nous offrent aussi cette possibilité, mais force est de constater que les fameux BMS restent LA première source que tout généalogiste ira voir en premier.

Et parmi eux, le Mariage reste le document le plus susceptible de nous apporter des informations. Dans un premier temps, on peut y trouver les parents des deux conjoints. Et les témoins y sont généralement plus nombreux que pour un baptême (généralement un parrain et une marraine) ou une inhumation.
Et si le prêtre a bien voulu ajouter les liens qui unissent les témoins avec les futurs époux, vous pouvez obtenir une vision, certes parcellaires, mais toujours utile, d’une parentèle.
Dernière information surprise que le mariage peut nous réserver: une dispense de consanguinité. Qui lorsqu’elle peut-être trouvée dans les Archives et si vous êtes proches des dates limites des BMS, permet de remonter de 3 à 4 générations sur une partie de branche.


A la lettre M et sur un billet associé à la religion , j’aurais également pu parler des Mormons. Je vous renvoie pour cela à mon billet sur Family Search que je vous invite à lire si vous ne l’avez pas déjà fait. C'est la lettre F de ce ChallengeAZ 2014.


2 commentaires:

  1. Si vrai, ah comme j'aimerais tomber sur des dispenses de consanguinité, sait-on jamais ... vu que j'ai des couples portant le même nom, je tomberais bien un jour sur une dispense.

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    1. J'adore ces documents. On y trouve sur un même acte 3 à 4 générations successives. Alors si la dispense date du 17ème siècle, cela atteint le niveau du bonheur intégral.
      Même s'il faut tout de même faire attention aux informations que l'on y trouve. Mais cela fera l'objet d'un billet dans quelques jours.

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