jeudi 5 juin 2014


«Ca ne te fatigue pas de passer tout ton temps avec des morts ?»

Voila une réflexion qui revient régulièrement de la part des non généalogistes. Alors, nous sortons nos plus beaux arguments. Avec la généalogie, on apprend autant sur l’Histoire, celle avec un grand H, que sur l’histoire, avec un petit h, celle de nos ancêtres. Sur les langues et la graphie, sur la géographie, la sociologie, les relations humaines, les religions etc...

Et généralement, la réponse est proche de :
«Ah oui, tout ça quand même» 

Et toujours généralement, la discussion ne va guère plus loin.


Je repense au billet de Cyril DAVY, sur les collectionneurs. Gros mot pour certains généalogistes, car un «bon» généalogiste ne collectionne pas les ancêtres. Il n’agrège pas des gedcom à tout va, et ne pompe pas allègrement les généalogies trouvées sur les bases en ligne.

Et pourtant, notre passion s’apparente à de nombreuses autres «collectionnites». Un collectionneur de timbre par exemple ne va pas chercher à avoir tous les timbres de France ou du monde. Mais généralement, ses recherches vont le pousser à suivre un type bien particulier de timbres. Moi-même, adolescent, je m’étais mis en tête de collectionner les timbres édités lors des Jeux Olympiques. Je n’y avais pas mis la même énergie qu’aujourd’hui sur la généalogie. 
Une passion dévorante par Kiwifraise - +Flickr 

Alors oui, cette passion peut-être dévorante et ne doit surtout pas nous dévorer. Car les journées ne font que 24 heures. Entre la famille et une activité professionnelle prenante, il reste peu de temps pour les hobbys. Surtout que mon épouse et mes enfants ne partagent pas ma passion. Et même s’ils sont très compréhensifs, je ne peux leur imposer des week-end ou des vacances 100% généalogie. 

D comme Dévorante, mais j’aurais pu aussi mettre D comme Drogue. Car il y a une certaine forme d’addiction dans cette passion. En pleine journée, il m’arrive de penser à cette information trouvée sur un acte de baptême la veille au soir. Que je n’ai pas pu suivre car il était temps de rejoindre les bras de Morphée. Il me tarde alors d’arriver au soir où je pourrais explorer cette nouvelle piste.


Mais en relisant ce billet, je m’aperçois que je n'utilise que des mots plutôt négatifs pour la lettre D, donnant ainsi raison à ceux qui me posent la question ouvrant ce billet.


Alors, je reconnais volontiers que cette passion est aussi un Délice et un excellent Divertissement, au sens premier du terme. 

Et pour vous: Drogue ou Délice ?  


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