samedi 14 novembre 2015


Sur les 26 ancêtres qui me manquent aujourd'hui pour mon objectif, 10 ont été justement trouvés depuis le lancement:


Il y a quelques semaines, je me suis lancé à la recherche des parents de mon seul couple auvergnat: Antoine FOURNIER et Anne BOURDUGE.

De ce couple, je connais peu de chose. Anne BOURDUGE décède le 21 Mai 1769 à Miremont (63) au lieu dit Rochemaux.

Carte de Cassini - Commune de Miremont - Lieu-dit Rochemaux

L'acte de décès précise qu'Anne est âgée de 50 ans environ. Elle serait donc née aux environs de 1720.
Antoine FOURNIER est présent au mariage de sa fille Anne avec Gervais VERGNOL en 1772. Au mariage de son fils Claude avec Marie CHOMETTE en 1785, il est dit décédé.

J'ai parcouru les registres des décès de Miremont, et j'ai probablement trouvé son décès en 1784 sur l'acte suivant dans les archives du Puy de Dôme (en haut page de droite). Je peux y lire le patronyme Fournier, ce que me confirme d'ailleurs la consultation de la série du Greffe.

Acte de décès probable d'Antoine FOURNIER - Miremont - AD Puy de Dôme - 3 E 228 12


De ce couple, j'ai trouvé au moins 3 enfants. Anne, née en 1756, qui épouse Gervais VERGNOL en 1772.
François, né en 1758 et Claude, né en 1761.

Je me suis basé sur un mariage probable sur la commune de Miremont (ou ses environs, car mes ancêtres, bretons comme auvergnats, ne bougeaient quasiment pas) et un peu avant 1756.
Pourtant pas de trace sur Miremont (qui n'a pas de lacune, sauf en 1754). Et Geneabank ne me donne rien non plus alors que les communes avoisinantes semblent bien avoir été dépouillées par le CGHAV (Cercle Généalogique et Héraldique de l'Auvergne et du Velay).

Et c'est à ce stade que je me tourne vers le petit avantage que j'observe entre mes recherches dans le Puy de Dôme, par rapport à celles effectuées dans les Côtes d'Armor: les contrats de mariage.

En effet, autant je n'en ai trouvé aucun à ce jour sur mes recherches bretonnes, autant j'ai une grande série de références à des contrats de mariage dans la généalogie fournie sur ma branche auvergnate pour un cousin germain de mon père.

Le 12 Octobre dernier, j'ai donc effectué une demande au Fil d'Ariane (d'où le titre de cet article) pour partir à la recherche d'un contrat de mariage pour ce couple. En fournissant le nom du notaire de Miremont sur cette période.
J'ai eu dès le lendemain un retour pour la prise en compte de ma demande. Et c'est lundi dernier que j'ai eu le retour, malheureusement négatif sur la recherche entre 1744 et 1756.

C'est toutefois sans compter sur l'esprit d'entraide des bénévoles de l'association.

Car jeudi soir, de retour du bureau, en ouvrant ma boite aux lettres, j'ai eu le grand plaisir d'avoir un nouveau courriel m'indiquant qu'un contrat de mariage existait bien pour ce couple, et qu'il avait été trouvé sur la commune de Landogne (qui se trouve juste en dessous de Rochemaux sur la carte de Cassini ci-dessus) chez Maitre Maignol en date du 16 Janvier 1755.

Me voila avec du travail de transcription à réaliser ce week-end, mais une première lecture m'a déjà donné les informations recherchées.
Antoine est le fils de François FOURNIER et feue Claire DUGOURD. Mieux, on lit plus loin qu'est également présent Antoine FOURNIER, père de François et aieul du futur.
Les parents d'Anne BOURDUGE ne sont pas cités, mais elle est dite veuve de Jean CHEFDEVILLE.
Et qu'un contrat de mariage a été également réalisé pour ce mariage en 1746.
Un petit tour sur les archives en ligne en 1746 sur la commune de Miremont me permet de trouver l'acte de mariage de ce couple, avec la filiation d'Anne: Annet BOURDUGE et Gabrielle GRANGE.

Voila de nouvelles pistes à explorer, des actes à retrouver, surement plusieurs heures de travail, grâce au travail des bénévoles de l'association du Fil d'Ariane. Encore merci à eux, avec une mention particulière pour Marcelle BEFFARA, qui m'a déjà trouvé tant d'actes notariés sur le Puy de Dôme.


Ajout du rédacteur le 14 Novembre 2015:
Cet article a été rédigé hier soir entre 20h30 et 22h30, à l'heure où les attentats avaient lieu à Paris.
Après avoir programmé la publication pour ce jour à midi, j'ai découvert l'horreur de ce qu'il se passait dans la ville où je suis né.
Mon premier réflexe a été de différer ma publication, mais je vais finalement laisser l'article comme il était prévu. Le sujet est bien loin de nos préoccupations de ce jour, mais à l'heure où beaucoup cherchent encore leurs proches, le devoir de mémoire, que véhiculent les généalogistes, a au contraire un écho puissant dans l'actualité. 
Souvenons nous des leçons de notre histoire (Histoire). La France, unie dans la douleur, a toujours su ressortir plus forte.



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